Le bio-rêve de Kokopelli?
L’article de Raoul Jaquin, sur le journal N°239 de Radio Zinzine (http://radio.zinzine2.free.fr/index.php?theurl=publication.php ), commence ainsi:
" Les verdicts sont tombés: l’association Kokopelli (http://www.kokopelli.asso.fr/index.html ) est lourdement condamnée:
-12 000 euros pour le grainetier Baumaux
-23 000 euros pour l’Etat et la Fédération des industriels de la semence (FNPSPF) "
L’affaire est littéralement scandaleuse. Condamner une association si lourdement, c’est la condamner tout court.
Kokopelli est un groupe de militants défendant la biodiversité des semences et oeuvrant pour la sauvegarde des graines anciennes. Ils viennent d’être tenus pour responsables de concurrence déloyale envers la société Baumaux, qui vend depuis plus de 60 ans en passant, elle, par la filière agrochimique, la seule légale.
" Voilà la faute de Kokopelli, conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, les OGM, la chimie, les énergies fossiles, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière,
par l’exemple, est devenu répréhensible.
Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d’éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes. "
Un Grenelle, des directives européennes, des conseils d’urgence de l’ONU, du Sénat, tout cela dans le sens de la sauvegarde de la biodiversité, et aujourd’hui, la mise en péril d’une association volontaire et efficace vouée à ce but? Je ne comprends pas où nos dirigeants veulent en venir. Leur avenir, celui de leurs enfants, n’est-il pas lié, comme pour nous, à la diversité de la vie?
« L’association Kokopelli a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance? Mais maintenant sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous? »
Alors, la balle est encore dans notre camp, et il est temps de réagir. Bientôt, ce sera trop tard.
On lit, on s’intéresse, on s’indigne ou on s’affole, mais dans tous les cas, on signe la pétition! (http://www.kokopelli.asso.fr/proces-kokopelli/soutien.html)
Comme le dit Raoul Jacquin: " Aux semences, citoyens! "