A comme Woody
Il m'a fallu faire le tri, sélectionner les A les plus marquants de ma vie, ceux qui m'accompagnent dans les meilleures moments. La liste est donc un peu anachronique et surtout non exhaustive. J'en oublie, et j'en garde aussi pour plus tard...
A comme Allen.......................
Woody Allen, de son vrai nom Allan Stewart Königsberg, le comédien, le scénariste, le réalisateur, l’écrivain, ou le clarinettiste de talent, est mon type d’homme.
Je les aime avant tout intelligents et drôles. Ces deux qualités à elles seules font de Woody, le petit binoclard compléxé, un personnage paradoxalement plus sexy, à mes yeux, que le plus beau des Bratt Delon.
Caricature de l’intello angoissé, du Juif New-Yorkais stressé, il est le plus européen des cinéastes américains. J’aime ses références psychanalytiques, son côté absurde et surréaliste et surtout son humour si varié, passant sans problème du loufoque au cynisme.
Vidéo:
Le Sortilège du scorpion de Jade (Woody Allen, 2001)
envoyé par les-bandes-annonces
A comme Ajar.........................
Outre l’affaire Romain Gary/Emile Ajar, qui a défrayé la chronique littéraire des années 70, ce que je retiens de l’auteur de Gros-Câlin, de La Vie devant soi et l’Angoisse du Roi Salomon, c’est une tendre lucidité et un style particulièrement efficace. J'ai lu Gros-Câlin, en une seule traite, happée par cette écriture à la Queneau, cette prose populaire empreinte de poésie et de couleurs.
Lorsque Romain Gary s’est suicidé en 1979, il a tué avec lui un de mes auteurs préférés.
Dans Vie et mort d’Emile Ajar, un texte écrit le 21 mars 1979, il avait lui-même annoncé pour conclure : « Je me suis bien amusé. Au revoir et merci. » Le 30 juin 1981, un communiqué de l'AFP dévoile la véritable identité d'Ajar.
A comme Aborigènes....................
Les Aborigènes d'Australie sont les premiers humains connus pour en avoir peuplé la partie continentale. Ils constituent, avec les indigènes du Détroit de Torres, la population autochtone de l'Etat océanien.
Ces gens me fascinent, tant par leur « histoire », leur physique particulier, que par leur art pictural que je trouve sublime.
Les couleurs vibrantes, le « pointillisme » primitif, le thème de la nature, tout me parle. Je vais d’ailleurs tenter de peindre de cette manière. Le dessin est en cours d’éxécution, la toile est achetée depuis longtemps, il ne me reste plus qu’à trouver un peu de temps et une place dans mon capharnaüm. Si le résultat me satisfait, je le soumettrais peut-être à la critique des internautes.
A comme Absolutely fabulous.................
Une série télé anglaise qui a réveillé les années 80. Les deux déjantées, génialement interprétées par Jennifer Saunders, qui en est aussi l’auteure, et Joanna Lumley, sont de véritables bombes humoristiques. On revit avec elles, la nostalgie des années rock et patchouli, comme je les appelle. Un véritable plébiscite pour la libération féminine, la légalisation des drogues douces, la liberté des mœurs, malgré la dérision et la parodie.
A conseiller à toutes celles qui sont trop sages!
Vidéo:
Absolutely Fabulous 2 EP1
envoyé par Cesar83
A comme Ayo..........................
Joy Olasunmibo Ogunmakin, de son nom de scène Ayo (qui signifie "joie" en Yoruba), fille d’un père nigérian et d’une mère tzigane, est une jeune chanteuse prometteuse.
Elle n’a produit que quelques titres, mais c’est elle qui écrit et compose ses propres chansons, un mélange réussi de soul, de folk, et d’un soupçon de reggae. Quant à l’interprétation, elle est servie par cette voix douce, un peu enfantine, accompagnée par une guitare épurée.
C’est le producteur de Norah Jones qui a produit son album Joyful, et on retrouve chez toutes les deux le petit truc en plus des bonnes chanteuses de soul ou de jazz, l‘émotion dans la sobriété.
Vidéo:
Ayo - Down On My Knees
envoyé par Ayo
Les paroles de la chanson:
Down on my knees
Do you really think she can love you more than me,
do you really, really think so
Do you really think she can love you more than me,
baby I know she won't
Cause I loved you, unconditionally,
I gave you even more than ,I had to give
I was willing for you to die,
cause you were more precious to me, than my own life
Down on my knees, I'm begging you,
Down on my knees, I'm begging you,
Down on my knees, I'm begging you,
Please, please don't leave me
I won't believe, that you really, really,
wanna leave me, just because of her
Have you forgot about, all the things, we've been through,
she was not the one, who was there for you
See, I loved you unconditionally,
I gave you even more than ,I had to give
I was willing for you to die,
cause you were more precious to me, than my own life
Down on my knees, I'm begging you,
Down on my knees, I'm begging you,
Down on my knees, I'm begging you,
Please, please don't leave me
Don't leave me, I'm begging,
I love you, I need you, I'm dying, I'm crying, I'm begging,
Please love me
I love you, I love you,
I'm begging, please love me,
I'm begging, I'm begging,
Please dont'leave me, no, no, no, no, no
Down on my knees, I'm begging you...
A comme Aragon...................
Politicien engagé, communiste convaincu, mais surtout écrivain dadaïste, puis co-fondateur du surréalisme, Louis Aragon est la quintessence du poète amoureux fou. Sa muse et femme, Elsa Triolet, écrivaine elle aussi, est plus connue aujourd’hui pour ses « yeux » que pour ses œuvres.
Un classique à apprécier pour sa musicalité et la force des images.
Les Yeux d'Elsa
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa
Louis Aragon