En effet, alors que j'étais tout à la joie de raconter ma journée ensoleillée dans mon article Flugtaggers, une pub sournoise s'est glissée partout où elle le pouvait.
Il a fallu qu'Anne me tape sur les doigts pour que je me rende compte que je faisais de la pub pour une boisson pour laquelle je ne débourserais pas
1 seul centime d'€.
Voilà pourquoi, et ce en guise de Travaux d'Interêt Général, je m'amende d'une petite enquête. Et puis ce sera aussi l'occasion d'éviter la diabolisation (un principe, lié aux croyances, que j'évite) de la très controversée Red Bull.
D'abord, c'est quoi?
C'est une boisson dite énergisante créée par Dietrich Mateschitz et Chaleo Yoovidhaya.
Red Bull est lancée en 1987 sur le marché autrichien supportée par une publicité composée de dessins animés minimalistes, d'un goût douteux (pas du tout écolo, le gars qui jette tout dans la rue) , et le soutien massif de certains sports extrêmes.
La boisson est, à ce moment-là, interdite dans certains pays européens dont la France.
En avril 2008, la firme menace la France d'une assignation en justice*.
L'État français est finalement condamné, et le 15 juillet 2008, Christine Lagarde autorise une version dérivée de l'originale et qui devra porter la mention obligatoire « déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ».
Composition:
- Eau gazéifiée
- Sucre (saccharose, glucose) 27g
- Taurine 1000 mg
- Glucuronolactone 600 mg
- Caféine 80 mg
- Vitamines
- Acide nicotinique 20 mg
- Vitamine B6 5 mg
- Acide pantothenique 5 mg
- Vitamine B12 0.005 mg
La taurine est un acide aminé que l’organisme est capable de produire
naturellement, mais aucune étude fiable ne confirme ou n’infirme les effets bénéfiques d’un apport alimentaire supplémentaire de taurine. Il est à noter que l’ajout de taurine dans les aliments
est interdit dans un certain nombre de pays (le Canada, par ex.).
Ce produit a été identifié comme étant un neuro-transmetteur mais ses effets sur l’organisme restent peu clairs, aucune étude scientifique sérieuse n’ayant été réalisée. On a prouvé, toutefois,
qu’il existe de réelles interactions, assez négatives entre la taurine et l’alcool.
Le Glucuronolactone est une substance que l’on trouve dans le corps et qui accélère
l’élimination des toxines, une sorte de sucre concentré qui peu donc avoir des répercussions négatives sur la santé, suivant le dosage.
Il a été prouvé que le glucuronolactone a un effet positif sur la mémoire et la concentration, en même temps qu'il agit comme un antidépresseur et un stimulant. Mais à forte dose, le Glucuronolactone serait toxique pour les reins.
La caféine est connue pour son effet stimulant et on sait qu'elle renverse
temporairement plusieurs des effets cognitifs nuisibles résultant du manque de sommeil. Elle tend également à améliorer la mémoire, la concentration et les performances sportives. Par contre,
l’utilisation prolongée de la caféine augmente la tension artérielle, augmente la circulation des hormones nécessaires à l’effort et conduit très souvent à une certaine dépendance du
consommateur.
Il y a donc des risques liés à une consommation régulière.
En 2003 l’AFSSA avait effectué des tests sur des rats en leur donnant de la caféine, de la taurine, et du glucorono-lactone et ils ont constaté des diminutions du taux de calcium, de protéines et des plaquettes dans le sang des rongeurs. Leur thyroïde et leurs glandes surrénales furent endommagées et on avisa des comportements violents.
*Quatre avis de l’Afssa ont conclu à une
insuffisance de preuves concernant l'innocuité ni de preuve évidente de sa nocivité. C’est une des raisons pour laquelle cette boisson n’a pas de raison de se voir interdire à la vente.
De plus, selon le principe de libre circulation des biens, on ne peut interdire indéfiniment un produit commercialisé dans les autres pays de la Communauté européenne.
Ensuite,en maintenant sa position d’interdire ce produit, la France aurait été conduite à verser des dommages et intérêts assez importants au fabricant autrichien.
Peut-on dire que la France a fait passer les intêrets financiers avant ceux de la santé publique?
Interview de Roselyne Bachelot
Bref, nous sommes libres de consommer, au fond, ce que nous voulons, mais, au risque de passer pour une parano, je pense
qu'il faut toujours rester vigilant: on sait tous très bien que les ailes, c'est "dans la tête".
On n'a pas besoin d'une boisson imbuvable pour s'envoler. On nous prend trop pour des cons.

A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Alimentation,
(que vous recevrez) et venez nombreux pour
symboliser l'immobilisme face à ce fléau en créant la plus grande Freeze Mob nationale.









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