Brigitte Fontaine.......
Underground, décalée, Brigitte est avant tout une exploratrice, de la trempe de celles qui prennent des risques.
Loin des lois du show-biz, elle est aussi dans la vie, une anarchiste née. Le surréalisme coule dans ses veines et sa punk attitude innée en fait une artiste inclassable, donc indémodable.
Elle est notre Bjork, notre Nina Hagen, baroqu‘and roll, souvent dérangeante toujours sincère.
Pour moi, il n’y a pas assez de Brigitte Fontaine dans le paysage audio-visuel, pour donner des coups de pieds dans la
fourmillière.
Vive Kékéland!
http://www.kekeland.net/
« En fait, je ne peux jamais faire vraiment ce qu'on attend de moi, alors je suis gênée mais, au fond, c'est ça
qu'on attend de moi, alors on ne m'en veut pas trop. Seulement, si je cesse d'être gênée, on m'en voudra, alors c'est gênant. »
« Il y a aujourd'hui un conformisme désolant et une imitation de chacun par chacun. Une véritable
aliénation. Beaucoup d'artistes se prennent pour quelqu'un d'autre, plutôt que de cultiver ce qui les rend uniques… »
Ah que la vie est belle
Des roses de cristal
crissent et s'amollissent
mon amour sans rival
murmure des délices
Il prend ma taille ronde
et ronronne sur elle
pour jouer je lui gronde
des menaces cruelles
L'opéra de vermeil
s'échappant du laser
emplit l'air de soleil
et d’ombres passagères
Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien
On marche dans l’hiver
brillant comme une abeille
brillant comme un éclair
qui dure et émerveille
La joie vous souffle au coeur
on chérit l’univers
comme un enfant de choeur
son dieu d'éther et chair
Loin des bombes et des balles
goulu comme un bébé
sensuel on inhale
la fumée adorée
Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien
Sans rien chercher je trouve
au détour d'un instant
une euphorie de louve
un amour de Satan
Après de sombres heures
plus doux sont ces moments
où l'on crie de bonheur
comme un petit enfant
Encore tes baisers
vie secrète et changeante
je saurai te donner
mon âme si méchante
Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d’ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien
F’Murr.......
C’est dans Pilote, où il a débuté qu’il publiera sa série « Le Génie des Alpages », avec ses histoires
bucoliques et philosophiques. Un vent de délire souffle sur les alpages et les brebis, comme les chiens ou les oiseaux sont aussi « humains » que n’importe quel berger.
http://bdm.typepad.com/legeniedesalpages/
Célestin Freinet.......
Freinet est le papa de la pédagogie qui porte son nom, basée essentiellement sur des techniques novatrices (dans les
années 30), notamment des plans de travail, véritables « contrats » hebdomadaires, mais aussi la production de textes libres, l’individualisation du travail, les enquêtes et conférences
dès la maternelle, des ateliers d'expression-création, une correspondance scolaire, l’éducation corporelle, et des réunions de coopérative.
Le but de l’école serait, pour lui, d’intéresser l’élève, de le stimuler, de l’accompagner dans ses propres expériences.
Rien à voir, donc, avec un programme commun à la classe, à une quelconque autorité sacrée du maître, à une compétition, voire une concurrence, sanctionnée par des notes.
Célestin est une sorte d’éducateur naturaliste, un mélange de Rousseau et de Castor Junior. En tout cas, sa
« méthode » fait toujours des adeptes et les « enfants Freinet » deviennent, la plupart du temps, à leur tour, des « parents Freinet ». Je l'espère. Pour mes futurs
petits-enfants.
Quelques "invariants" (choisis) de
la méthode Freinet:
"C'est une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquer à établir, sans autre parti pris que
nos préoccupations de recherche de la vérité, à la lumière de l'expérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendrons pour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous
voudrions réaliser une sorte de Code pédagogique … "
Invariant n°1 : L'enfant est de la même nature que nous.
Invariant n°4 : Nul - l'enfant pas plus que l'adulte - n'aime être commandé d'autorité.
Invariant n°5 : Nul n'aime s'aligner, parce que s'aligner, c'est
obéir passivement à un ordre extérieur.
Invariant n°8 : Nul n'aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il
ne participe pas.
Invariant n°11 : La voie normale de l'acquisition n'est nullement l'observation, l'explication et la démonstration, processus essentiel de l'École, mais le tâtonnement
expérimental, démarche naturelle et universelle.
Invariant n°14 : L'intelligence n'est pas, comme l'enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres
éléments vitaux de l'individu.
Invariant n°15 : L'École ne cultive qu'une forme abstraite d'intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d'idées
fixées par la mémoire.
Invariant n° 18 : Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils
s'exercent en public.
Invariant n° 19 : Les notes et les classements sont toujours une erreur.
Invariant n° 21 : L'enfant n'aime pas le travail de troupeau auquel l'individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d'équipe au
sein d'une communauté coopérative.
Invariant n° 22 : L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
Invariant n° 25 : La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
Invariant n° 27 : On prépare la démocratie de demain par la
démocratie à l'École. Un régime autoritaire à l'École ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
Invariant n° 28 : On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la
rénovation de l'École.
Le dernier est mon
préféré:
Invariant n° 30 : Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action : c'est l'optimiste espoir en la vie.
http://www.freinet.org/
John Fante.......
L’anar américain, le subversif que les maisons d’édition refusaient de publier, l’excessif et jouissif Fante, est ,
avant tout, un écrivain de qualité.
Lire La Route de Los Angeles ou Mon Chien Stupide, c’est prendre une bouffée de révolte, de provocation teintée
d’humour caustique. Ca réveille et ça ne s’oublie jamais.
On ne peut s’étonner que Bukowski y ai vu un maître.
Leonor Fini.......
Univers onirique, jeunes gens androgynes, paysages fantastiques, érotisme, animalité? C’est la peinture de Leonor.
C’est étrange: je n’aimerais pas ses tableaux sur mes murs, pourtant je les apprécie un peu plus à chaque fois.
Au fond, une œuvre d’art c’est un peu comme un amoureux, on peut l’aimer passionnément sans pour autant avoir
envie de l‘avoir sous les yeux toute la journée.
Jean-Michel Folon.......
Il a créé sa « marque de fabrique ». On reconnaît un Folon facilement. Les formes dessinées
sont simples, voire naïves, les couleurs sont pastel et les traitements des thèmes souvent enfantins. Le charme opère pourtant tout de suite.
J’aime ces aquarelles débarrassées du superflu, teintées de douceur et d’une certaine mélancolie, mais j’apprécie
surtout les sculptures; elles sont de véritables petits contes.
Vos remarques avisées