Mardi 29 avril 2008
- Par dilett@nte

Une journée où on n’a pas ri est une journée perdue. (Voltaire)


Il paraît qu'on ne rigole pas assez.
Rire, c'est bon pour plein de choses, les poumons, le coeur et les artères, la tension et l'équilibre nerveux. Ca libère des endorphines dans tout le corps, ça défoule et ça détend.

 

Le rire est le propre de l’homme, le savon aussi. (Pholippe Geluck)


Je ne suis pas convaincue que le rire soit le propre de l’homme. L’humour, peut-être, mais pas le rire. J’ai lu que c’est inné chez l'espèce humaine. Cela aurait un rôle social.


Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter. (Raymond Devos)


Moi, je suis une pince-sans-rire comme on dit. J’éclate très très rarement. Je glousse un peu, quelquefois, toujours discrètement. Mon rire est mesquin, trop petit, par rapport à ce que je ressens vraiment. Parce qu’en plus j’adore ça, mais je ne sais pas le faire à gorge déployée. Ca me manque!

Je ne pense pas qu’on rit parce qu’on est heureux, mais je pense que rire rend joyeux. Et c’est déjà pas mal.


Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri. (La bruyère)

 

J'admire littéralement ceux qui rient facilement, ceux qui voient le côté drôle des choses, même les plus môches, ceux qui gardent leur humour en toutes circonstances.
J'aimerais atteindre une telle sagesse.
J'y travaille sérieusement.


 

Publié dans : Brigitte Bouddha
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Mardi 29 avril 2008
- Par dilett@nte
 
Déjà mardi!...Et ces murs de salon qui ne se peignent pas tout seuls!!! Je n'ai aucune excuse, ou si peu, de les abandonner dans cet état. D'autant plus que j'aime peindre. Mais il me faut un (long) temps de reflexion avant d'agir.
Et puis, samedi il y a eu ce carnaval.


Ensuite une visite rapide au champ de blé pour voir si ça pousse et si on aura une bonne récolte.

Au début de l'automne, il était comme ça. Les graines venaient d'être semées.











Samedi, j'ai trouvé mon blé en herbe.












Dimanche, c'était cette pièce de théâtre. Depuis le temps que je dis à mon doc que je viendrai le voir jouer!  J'ai été épatée d'ailleurs par la performance des acteurs, tous amateurs.








Mon référent médecin est au milieu avec l'imper. C'est un excellent doc, mais aussi un type épatant, chanteur et comédien.

Lundi, comme presque tous les lundis, petit-déjeûner à la terrasse d'un café. Hier, c'était au bord de mer.

Ensuite quelques courses au Leclerc du coin, où je n'ai pas acheté ces melons de Charente-Marocaine, vu que j'essaie de consommer local et de saison.
 
Ce matin, je jauge le boulot à faire. C'est comme si c'était fait. J'y arriverai n'est-ce-pas?
Tiens, si je rajoutais ces chaises et ce vieux miroir d'Emmaüs que je dois poncer et peindre depuis plusieurs semaines mois?

Bon, ben...j'y vais!
Publié dans : Brigitte Boute-en-train
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Lundi 28 avril 2008
- Par dilett@nte
 

Ben harper.......

Ben est avant tout, pour moi, un très bon guitariste, avec un jeu subtil, un peu blues, un peu rock. Mais il a, de plus, un timbre de voix magnifique.

Sa musique me fait souvent penser à Hendrix, mais aussi à Marley, pimentée de funk, de soul ou de gospell. Enfin, un registre relativement assez varié et coloré pour plaire à beaucoup.

 



Jacqueline Harpman.......

 

 

 

 

Les romans d’Harpman sont un mélange réussi d’imagination débridée et de réflexion sur la réalité. Le destin en est souvent le personnage principal et les situations angoissantes qu’elle nous fait vivre sont compensées par des bonheurs simples, des sensations instinctives.

 

Mon premier Harpman, je l’ai acheté à cause de son titre (racoleur?) :« Moi qui n’ai pas connu les hommes ». C est une fiction, mais on peut se demander si ce n’est pas une œuvre d’anticipation. Je ne le souhaite pas.

J’ai adoré partager les interrogations de cette jeune fille enfermée avec ses congénères, quelque part sur une Terre dévastée, par on ne sait quelle catastrophe. J’ai été fascinée, comme elle, par sa découverte du monde et sa « cavale ».

Les romans suivants sont plus ou moins de la même veine, légèrement dérangeants, révélant une fine analyste de l’humanité.

 

http://www.seniorplanet.fr/mag/jacqueline-harpman-ou-la-double-passion.8768.html

 

 

 

 

 

Nancy Huston.......

Plus sombre mais aussi plus fantasque que Harpman, Huston alimente ses romans de la philosophie dont elle s’est apparemment nourrie. Elle écrit en anglais et traduit elle-même ses œuvres. C’est peut-être ce qui explique cette mélodie de la langue, une sorte d’écriture avec un accent séduisant. C’est donc avec charme et délicatesse qu’elle nous entraîne dans la ronde triste et complexe de ses pensées.

 Lire Huston c’est accepter une certaine opacité, une brume ambiante, une présence sereine mais pesante. On ressort de là comme après une convalescence dans les ténèbres.

 






Jim Harrison.......

Un faciès à la Bukowski, un œil de verre, l’autre ironique, une chemise à carreaux, il aurait pu faire du cinéma. Mais c’est un poète dans un corps d’ours des montagnes. Heureusement, il est devenu écrivain. Et quel écrivain!



Tous ses bouquins m’ont plu. L’Amérique profonde, les traditions et la culture indiennes, les années 60, des personnages attachants, de l’amour avec un grand A et des paysages à couper le souffle. Des thèmes déjà intéressants, certes, mais cela n’aurait pas suffi à me passionner à ce point, sans le talent de Jim Harrison pour tenir en haleine ou émouvoir.
Le tout est arrosé d’une bonne dose d’érudition et surtout de non-conformisme. A lire absolument. C’est du garantie à vie.


 

Edward Hopper.......

Il est un véritable chroniqueur des mœurs et des changements sociaux aux Etats-Unis au début du XXème siècle.






Ses huiles sur toile, empreintes d’une certaine mélancolie, sont des instantanés de vie où les personnages sont pris en flagrant délit de lassitude ou de tristesse. 







J’admire son coup de pinceau d'une grande douceur et la qualité
« photographique » de ses œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 26 avril 2008
- Par dilett@nte





J'aime bien les gens en marche. C'est photogénique.



Ca y est, j'ai oublié l'hiver en noir et blanc!









Il n'y a que les fêtes (et le foot) qui rameutent autant de Marseillais.



Les filles vont par trois.
















Les petits vont à dos de parents.


Impossible de les perdre!
Publié dans : Brigitte Bougeotte
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Vendredi 25 avril 2008
- Par dilett@nte




En 1993, Kouchner, indigné, s‘offusquait:
«Avec la Chine, qui offre ses marchés, on a préféré le commerce aux Droits de l'Homme. Cela s'appelle le réalisme politique. C'est une vue de l'Histoire, mais à court terme. Toute stratégie d'ampleur, toute politique de longue haleine auraient-elles disparu, remplacées par le démarchage commercial?», dans son collectif "Tibet, l’envers du décor".
(http://www.solhimal.org/content/view/1185/150/)

En 90, il recevait le Dalaï Lama, à Paris. En 92, il qualifiait de « coloniale » la situation au Tibet. Et en 96, il commentait la visite officielle en France du Premier ministre chinois Li Peng, en disant: « Se souvient-on que le Tibet est un pays envahi et qu'on y stérilise les femmes ?»



Aujourd’hui, que se passe t-il?

Distribue t-on des lunettes magiques au gouvernement pour voir Pékin d’un œil nouveau?

Intéresse t-on les dirigeants français en actions chinoises?

Les Droits de l’Homme, c’était bon pour une époque révolue?

C’est devenu ringard d’avoir des idéaux, des idées haut? On trouve pas de costard ou de montre qui vont avec?

La Terre est sous surveillance, c’est ça? Et les extra-terrestres font, eux aussi, des affaires avec la Chine?


J’aimerais comprendre.
 
Publié dans : Brigitte Bougonne
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Jeudi 24 avril 2008
- Par dilett@nte

Pour la douceur de ce soir d'avril, je m'octroie une petite vidéo tendre.


Publié dans : Brigitte Boutique
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Jeudi 24 avril 2008
- Par dilett@nte

 



Aujourd’hui, j’ai pu à nouveau constater l’étendue de ma faiblesse, mais, aussi, paradoxalement la force que j’en tire.
J’avais prévu (il y a bien des semaines) de peindre les murs du salon. Peintures, rouleaux, scotch de masquage, pinceaux et bâches de protection m’attendent dans un coin et me reprochent, avec plus d’insistance chaque jour, le fait de les ignorer royalement malgré la place qu’ils occupent.




Au réveil, ce jeudi, ma décision fut prise et elle me paraissait irrévocable: j’allais m’y mettre.

Mais, c’était sans compter sur l’arrivée inopinée et tardive du premier vrai soleil de printemps.

J’ai eu le temps de débarrasser la pièce de ses meubles (bon, il y en a très peu, ouf!), entre deux cafés.

Tout à coup, subrepticement, la chanson de la nature est entrée par la fenêtre. C’est un piège à Brigitte, cette mélodie.








Le murmure envoûtant de la brise dans les chênes, la mélopée parfumée des magnolias, des arbres de Judée, la conversation tranquille des bambous japonais et les figuiers chargés de fruits,













le chant odorant du thym, du romarin, des fleurs d’ail, les senteurs ensorcelantes de la roseraie, accompagnés des trissements d’une grive musicienne, des roucoulements des tourterelles amoureuses, les cris perçants des grasses perruches vertes, tout cela s’est ligué contre ma volonté.
Et je n’ai pu résister à ce que je nomme l’appel du coquelicot, une sorte de malédiction qui touche ma famille depuis des générations et qui nous interdit toute vie sociale et professionnelle lorsque l’air est vibrant de soleil, d’insectes, de parfums.



Mon jeudi a donc été bucolique. Si je parle de la force que je peux tirer de ces journées entre parenthèses, c’est parce qu’elles me permettent de ne pas connaître le stress, de recharger mes batteries à moindre frais.

Ce soir, la vaisselle n'est pas faite, les moutons courent sur le plancher, le linge sale joue la pièce montée et le repas du soir est encore virtuel. Mais je vais bien dormir.

Je pense toujours que c’est peut-être mon dernier jour. Alors, le passer à travailler…non, merci.

 

Publié dans : Brigitte Bouddha
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Dimanche 20 avril 2008
- Par dilett@nte
La presse chinoise appelle à boycotter les produits français (principalement du luxe et des armes?).

http://actualite.aol.fr/a-la-une/manifestations-pro-chinoises-dans-le-monde-pekin-renouvelle-ses-appels-au-calme/2376196/p-article_cat/article_titre/article_id/article.html










Si les Français faisaient de même avec toutes les importations chinoises (c‘est-à-dire, en gros, tout ce qui est bon marché actuellement), ça ferait un trou bien plus gros dans le porte-monnaie asiatique, que dans le nôtre.










Cependant, je ne suis pour aucune guerre, économique ou pas. Ce sont toujours les plus pauvres qui trinquent dans ces cas-là. Les pauvres de tous bords.

 

 

 

Des manifs pro-chinoises ont eu lieu hier dans de grandes capitales européennes et aux USA.

Et en Chine, ce sont des manifs anti-françaises qui se sont déroulées. Les pro-Tibétains sont-ils des anti-Chinois?


C’est un peu grotesque tout ça, non? Je pense, moi, qu’être contre le gouvernement chinois c’est être du côté des Chinois. Et ce qui est demandé pour les Tibétains -liberté d’expression, respect du patrimoine, des religions, des idées- demandons-le aussi pour les Chinois.

Et puis, tant qu’on y est, faisons un grand rêve: celui de la sagesse humaine.

 

Publié dans : Brigitte Bougonne
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Samedi 19 avril 2008
- Par dilett@nte

Une journée, oui, sans Tibet opprimé, sans 11 septembre, sans Monsanto, sans otages, sans prisonnier, sans gaz à effet de serre, sans apocalypse imminente...

"Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir." (R. Radiguet)















Il y a quelque chose qui cloche
sur ce gâteau...(quand on a une bonne vue)









Une simple journée de douceur à la maison peut certainement  changer la face du monde, à la manière de l'effet papillon.
 
 






Je veux me convaincre que mon propre bonheur est important, que c'est en goûtant soi-même qu'on est bon cuisinier.


"De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire." (Cocteau)
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Vendredi 18 avril 2008
- Par dilett@nte

JO : quand les officiels chinois font la loi à Paris
envoyé par OZAP-COM

Une vidéo qui se passe de commentaires. De toute façon, ça me laisse sans voix.
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Mercredi 16 avril 2008
- Par dilett@nte





Le Comité international olympique demande aux autorités chinoises de ne pas restreindre l’accès à Internet durant les Jeux olympiques

 

Le Comité international olympique (CIO) a demandé aux autorités chinoises, le 1er avril, de garantir un accès libre à Internet aux journalistes qui couvriront les Jeux olympiques. Pour Kevin Gosper, vice-président du CIO, couper l’accès au Réseau "donnerait une très mauvaise image" de Pékin. Il a notamment souligné les vives critiques auxquelles la Chine est déjà exposée en raison de la répression des manifestations qui ont eu lieu au Tibet mi-mars. Les autorités ont assuré que les journalistes auraient accès à Internet mais le dispositif n’est pas encore mis en place. La représentante du ministère de l’information, Jiang Yu, n’a cependant pas confirmé ces dires. Par ailleurs, les autorités se sont engagées à retransmettre les épreuves en direct et non en différé. Le 24 mars 2008, lors de la cérémonie de l’allumage de la flamme à Olympie, trois représentants de Reporters sans frontières avaient protesté contre la situation des droits de l’homme dans le pays. Les médias chinois avaient diffusé les images de la cérémonie en différé pour pouvoir censurer l’incident.


Source: Reporters Sans Frontières http://www.rsf.org/article.php3?id_article=25233

Un accès libre à Internet, en Chine?
Si ça, ce n'est pas un poisson d'avril!!!!!!


 

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Lundi 14 avril 2008
- Par dilett@nte

Vincent Van Gogh.......

C’est un ouvrier de la peinture, comme il aimait se qualifier lui-même, un travailleur acharné en perpétuel apprentissage, tiraillé par le besoin de vendre ses toiles, et celui de créer en toute liberté.
C’est certainement la définition d’un artiste, non?


C’était aussi un homme torturé par le doute, en équilibre instable au-dessus de l‘abîme de la folie. C’est peut-être ce qui rend ses tableaux si uniques, si envoûtants.


Je conseille à tous ceux qui seraient tentés de connaître Van Gogh un peu mieux, les « Lettres de Théo à son frère », un échange épistolaire très fourni, qui révèle les liens qui unissaient Vincent et son frère mais surtout un écorché vif, en quête d’absolu.

 


 







Gaston Lagaffe.......
Glandeurs, fainéants, gaffeurs, mous en tous genres, lymphatiques, propres à rien, maladroits, mais aussi bidouilleurs, bricoleurs incompris, écolos, anars, musiciens et rêveurs, vous êtes tous les enfants de Gaston!


Notre maître, notre gourou en matière de paresse, a les traits d’un grand dadais échevelé en jean mou. Ses paroles empreintes de sagesse: « Bof » ou « M’enfin? » nous ont appris à faire face à l’adversité et à tous les M. De Maesmaeker, avec désinvolture et nonchalance.

 

 

 






Garbage.......
C’est un peu pop, un chouïa électro, quelquefois kitch, plutôt rock.

J’aime beaucoup et je les écoute régulièrement.

 







 





Glenn Gould.......

Glenn Herbert Gold, plus connu sous le nom de Glenn Gould, est surtout connu pour ses interprétations remarquables au piano du répertoire classique. Personnellement, je l’ai découvert très jeune, surtout pour sa manière de jouer, le nez sur les touches, ou une main papillonnant dans les airs, comme pour battre la mesure.

 


 

 

Jean Giono.......

 

J’aime son écriture puissante et travaillée, à la Balzac, ses personnages si authentiques, ses descriptions poétiques, mais tellement réalistes de la Provence. Mais ce que j‘apprécie le plus chez cet auteur, c‘est à la fois son humanisme, sa foi en l‘homme, et son naturalisme engagé, son admiration pour la Nature. Il faut avoir lu Colline ou Regain, pour comprendre un peu mieux l’âme humaine. Car Giono ne dépeint pas seulement des Provençaux, mais, à la manière des Grecs anciens, des personnages et des tragédies intemporels.








Extrait du « Poème de l’olive »

" Ce temps des olives. Je ne connais rien de plus épique. De la branche d’acier gris jusqu’à la jarre d’argile, l’olive coule entre cent mains, dévale avec des bonds de torrents, entasse sa lourde eau noire dans les greniers, et les vieilles poutres gémissent sous son poids dans la nuit.

Sur les bords de ce grand fleuve de fruits qui ruissellent dans les villages, tout notre monde assemblé chante…ça c’est le temps de la cueillette, le temps où l’on trait l’arbre comme on ferait pour traire une chèvre, là, mains à poignées sur la branche, le pouce en l’air, et puis cette pression descendante. Mais au lieu de lait, c’est l’olive qui coule ..."



 

Serge Gainsbourg.......

En 68, ma révolution à moi ce fut Gainsbourg. J’étais toute petite. « Initials BB » qui passait à la radio, m’était directement adressé, vu que mes parents avaient eu l’heureuse idée de m’appeler Brigitte B. Les paroles sont longtemps restées un mystère, mais la musique et la voix m’ont charmé. Lorsque nous avons eu la télé, j’ai découvert un chanteur au long nez, aux yeux légèrement globuleux, et aux oreilles décollés. Autant dire un extra-terrestre au milieu d’une joyeuse foule de sheilas et cloclos.

Touche-à-tout (et c’est peu dire) de génie, décadent et émouvant,Gainsbourg a secoué la chanson française, la musique et la poésie.

 

 

« Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral. »

 

« Nous nous sommes dit tu. Nous nous sommes dit tout. Nous nous sommes dit vous, puis nous nous sommes tus. »


 
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Vendredi 11 avril 2008
- Par dilett@nte
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Mercredi 9 avril 2008
- Par dilett@nte
Publié dans : Bond...Brigitte Bond
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Mercredi 9 avril 2008
- Par dilett@nte

Brigitte Fontaine.......

Underground, décalée, Brigitte est avant tout une exploratrice, de la trempe de celles qui prennent des risques. Loin des lois du show-biz, elle est aussi dans la vie, une anarchiste née. Le surréalisme coule dans ses veines et sa punk attitude innée en fait une artiste inclassable, donc indémodable.

Elle est notre Bjork, notre Nina Hagen, baroqu‘and roll, souvent dérangeante toujours sincère.

Pour moi, il n’y a pas assez de Brigitte Fontaine dans le paysage audio-visuel, pour donner des coups de pieds dans la fourmillière.

Vive Kékéland!


http://www.kekeland.net/
 

 

« En fait, je ne peux jamais faire vraiment ce qu'on attend de moi, alors je suis gênée mais, au fond, c'est ça qu'on attend de moi, alors on ne m'en veut pas trop. Seulement, si je cesse d'être gênée, on m'en voudra, alors c'est gênant. »

« Il y a aujourd'hui un conformisme désolant et une imitation de chacun par chacun. Une véritable aliénation. Beaucoup d'artistes se prennent pour quelqu'un d'autre, plutôt que de cultiver ce qui les rend uniques… »

Ah que la vie est belle

Des roses de cristal
crissent et s'amollissent
mon amour sans rival
murmure des délices

Il prend ma taille ronde
et ronronne sur elle
pour jouer je lui gronde
des menaces cruelles

L'opéra de vermeil
s'échappant du laser
emplit l'air de soleil
et d’ombres passagères

Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes
d'oiseau de paradis

Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien

On marche dans l’hiver
brillant comme une abeille
brillant comme un éclair
qui dure et émerveille

La joie vous souffle au coeur
on chérit l’univers
comme un enfant de choeur
son dieu d'éther et chair

Loin des bombes et des balles
goulu comme un bébé
sensuel on inhale
la fumée adorée

Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d'ailes

d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
la divine immortelle
dans le mal et le bien

Sans rien chercher je trouve
au détour d'un instant
une euphorie de louve
un amour de Satan

Après de sombres heures
plus doux sont ces moments
où l'on crie de bonheur
comme un petit enfant

Encore tes baisers
vie secrète et changeante
je saurai te donner
mon âme si méchante

Ah que la vie est belle
soudain elle éblouit
comme un battement d’ailes
d'oiseau de paradis
Ah que la vie est belle
quelquefois pour un rien
 la divine immortelle
 dans le mal et le bien


 

 

F’Murr.......

C’est dans Pilote, où il a débuté qu’il publiera sa série « Le Génie des Alpages », avec ses histoires bucoliques et philosophiques. Un vent de délire souffle sur les alpages et les brebis, comme les chiens ou les oiseaux sont aussi « humains » que n’importe quel berger.


 http://bdm.typepad.com/legeniedesalpages/






Célestin Freinet.......

Freinet est le papa de la pédagogie qui porte son nom, basée essentiellement sur des techniques novatrices (dans les années 30), notamment des plans de travail, véritables « contrats » hebdomadaires, mais aussi la production de textes libres, l’individualisation du travail, les enquêtes et conférences dès la maternelle, des ateliers d'expression-création, une correspondance scolaire, l’éducation corporelle, et des réunions de coopérative.

Le but de l’école serait, pour lui, d’intéresser l’élève, de le stimuler, de l’accompagner dans ses propres expériences. Rien à voir, donc, avec un programme commun à la classe, à une quelconque autorité sacrée du maître, à une compétition, voire une concurrence, sanctionnée par des notes.

Célestin est une sorte d’éducateur naturaliste, un mélange de Rousseau et de Castor Junior. En tout cas, sa « méthode » fait toujours des adeptes et les « enfants Freinet » deviennent, la plupart du temps, à leur tour, des « parents Freinet ». Je l'espère. Pour mes futurs petits-enfants.

Quelques "invariants" (choisis) de la méthode Freinet:

"C'est une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquer à établir, sans autre parti pris que nos préoccupations de recherche de la vérité, à la lumière de l'expérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendrons pour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous voudrions réaliser une sorte de Code pédagogique … "

Invariant n°1 : L'enfant est de la même nature que nous.
Invariant n°4 : Nul - l'enfant pas plus que l'adulte - n'aime être commandé d'autorité.
Invariant n°5 : Nul n'aime s'aligner, parce que s'aligner, c'est obéir passivement à un ordre extérieur.
Invariant n°8 : Nul n'aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.
Invariant n°11 : La voie normale de l'acquisition n'est nullement l'observation, l'explication et la démonstration, processus essentiel de l'École, mais le tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle.
Invariant n°14 : L'intelligence n'est pas, comme l'enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l'individu.
Invariant n°15 : L'École ne cultive qu'une forme abstraite d'intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d'idées fixées par la mémoire.
Invariant n° 18 : Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils s'exercent en public.
Invariant n° 19 : Les notes et les classements sont toujours une erreur.
Invariant n° 21 : L'enfant n'aime pas le travail de troupeau auquel l'individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d'équipe au sein d'une communauté coopérative.
Invariant n° 22 : L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
Invariant n° 25 : La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
Invariant n° 27 : On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l'École. Un régime autoritaire à l'École ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
Invariant n° 28 : On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l'École.

Le dernier est mon préféré:
Invariant n° 30 : Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action : c'est l'optimiste espoir en la vie.

 http://www.freinet.org/



 

John Fante.......

L’anar américain, le subversif que les maisons d’édition refusaient de publier, l’excessif et jouissif Fante, est , avant tout, un écrivain de qualité.
Lire La Route de Los Angeles ou Mon Chien Stupide, c’est prendre une bouffée de révolte, de provocation teintée d’humour caustique. Ca réveille et ça ne s’oublie jamais.

On ne peut s’étonner que Bukowski y ai vu un maître.



 




Leonor Fini.......

Univers onirique, jeunes gens androgynes, paysages fantastiques, érotisme, animalité? C’est la peinture de Leonor.
C’est étrange: je n’aimerais pas ses tableaux sur mes murs, pourtant je les apprécie un peu plus à chaque fois.
Au fond, une œuvre d’art c’est un peu comme un amoureux, on peut l’aimer passionnément sans pour autant avoir envie de l‘avoir sous les yeux toute la journée.


 

Jean-Michel Folon.......

Il a créé sa « marque de fabrique ». On reconnaît un Folon facilement. Les formes dessinées sont simples, voire naïves, les couleurs sont pastel et les traitements des thèmes souvent enfantins. Le charme opère pourtant tout de suite.



J’aime ces aquarelles débarrassées du superflu, teintées de douceur et d’une certaine mélancolie, mais j’apprécie surtout les sculptures; elles sont de véritables petits contes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Brigitte Boutique
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