Jim Jarmush
En 1980, il a commencé avec Permanent Vacation, un simple film de fin d’études, la vie quotidienne et décalée d’un anti-héros. Un film qui augurait déjà un style,
celui de Jarmush, esthétique dans sa simplicité, élégant dans son dépouillement. Le tout arrosé de poésie, d’absurde, d’onirisme et d’humour.
Il suffit de voir Dawn by law, ou Night on Earth, ou encore Dead Man, ou Mystery Train, pour avoir envie de connaître
Jarmush.
Je me suis délectée des 2 Coffee and Cigarettes, des dialogues, mais aussi de la qualité photographique du noir et
blanc, simple et direct.
Mais j’apprécie aussi quand il produit du « vrai » cinéma, comme Ghost Dog, la voie du samouraï, ou Broken
Flowers.
La musique est toujours choisie avec tellement de soin que c’est souvent elle la vedette. Au même titre que la
littérature et la poésie, la musique fait partie intégrante du monde de Jim, un monde familier mais insolite.
Et puis, il y a les acteurs: John Lurie, Iggy Pop, Tom Waits, Bill Murray, Roberto Benigni, Forest Whitacker, Johnny
Deep…une brochette de choix.
J’envie ceux qui ne connaissent pas encore les films de Jarmush.
A savourer comme des bons bouquins.
Et attendre les suivants…
Janis Joplin
Ma blouzeuse préférée, c’est assurément elle, la fleur rebelle, la Joplin.
Agressive, accro aux speeds, alcoolique, insortable, libérée sexuellement, loin des canons de la Société, anar,
flambeuse, tout ce que j‘aime quoi. Mais elle était aussi une chanteuse hors des modes sexistes de l’époque, dotée d’une voix à vous arracher les larmes, une cascade sur de la rocaille, puissante
et nuancée.
Intelligente, affranchie, talentueuse…Dommage qu’elle soit morte à 27 ans! Que les artistes sont égoïstes!
Alejandro Jodorowsky
« Jodo« est un drôle de bonhomme, pas très
clair pour les autres, peut-être trop intelligent. Il est avant tout, pour moi, un provocateur. Et ce n‘est pas péjoratif, au contraire. Le surréalisme de ses films (mais aussi de ses BD) est
surprenant et magnifique. Jodorowsky aime les symboles occultes et tout ce qui touche au mystique. Ces personnages sont toujours en quête, à la recherche d’eux-mêmes.
Il faut voir El Topo et La Montagne Sacrée, pour ressentir la dimension ésotérique de Jodorowsky. Et il faut les revoir,
pour « lire entre les lignes ».
Jean-Pierre Jeunet
Jeunet (et Caro, souvent) raconte des histoires et les illustre comme des BD. Il pioche ses ingrédients dans une palette
colorée et diverse: l’enfance, les cauchemars, le burlesque, la poésie, le cirque, les contes. J’aime beaucoup ses ambiances musicales et son traitement artistiques des couleurs et de la
lumière.
Vos remarques avisées