Mercredi 4 novembre 2009
- Par dilett@nte
Hier, alors que la journée s'annonçait maussade, je suis tombée sur une des plus belles expos du moment.
Celle de Monsieur Automne, peintre touche-à-tout de talent, tour à tour pointilliste, romantique, baroque ou moderne.
Voici quelques clichés d'une partie de ses oeuvres, prises dans les Gorges du Verdon.












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Dimanche 25 octobre 2009
- Par dilett@nte


J'aurais peut-être dû réviser mes classiques (voire tout simplement les lire pour certains) avant d'aller voir l'expo "De la scène au tableau" au Musée Cantini, vendredi dernier. Le plaisir en aurait-il été plus subtil?


David, Delacroix, Hayez, Degas, Gustave Moreau, Toulouse-Lautrec, Vuillard, Klimt ...
Près de deux cents œuvres (datant du XVIIIème au début du XXème siècle) réunies au musée Cantini, peintures, dessins et maquettes de décors, pour mettre en évidence l'influence qu'a eu le théâtre sur la peinture, mais aussi l'interêt que portaient les peintres pour les arts de la scène. Une rencontre d'artistes qui n'étonne personne aujourd'hui mais, avant ces prémices de la modernité, aucun peintre connu n'aurait daigné dessiner un décor de théâtre.


Quelques-uns de mes tableaux préférés:



Jacques Louis David. Le Serment des Horaces. 1786.

 

"Mon père, retenez des femmes qui s'emportent,

Et, de grâce, empêchez surtout qu'elles ne sortent.

Leur amour importun viendrait avec éclat

Par des cris et des pleurs troubler notre combat..."

(Horace, dans "Horace" de Racine, acte II, scène VIII)



 

Alexandre Cabanel. Phèdre. 1880.


"Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour ;

Digne fils du héros qui t'a donné le jour,

Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.

La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !"

(Phèdre à Hyppolite dans "Phèdre" de Racine)




John Singer Sargent. Ellen Terry dans le rôle de Lady Macbeth. 1889.
"La vie est une ombre qui marche, un pauvre acteur qui se pavane
et se trémousse une heure en scène, puis qu'on cesse d'entendre."
(Macbeth de William Shakespeare)





James Barry. Le Roi Lear pleurant la mort de Cordélia. 1774.


"La bouche déchire la main qui l'a nourrie, dépèce le flanc qui l'a portée, vomit l'amour qui l'a élevée. Ô, Lear, seigneur infortuné,

tu sauras donc de tes filles laquelle t'aimait le mieux..."

(King Lear. W. Shakespeare)

 

 

 

 


 

Jean-Paul Laurens. L'excommunication de Robert le Pieux. 1875.


"Dans le temps où Dieu jeta les yeux sur les fils des hommes,
 pour voir s'il en était un qui le connût et le cherchât,
le roi des Français fut Robert, d'une très noble
origine, fils de l'illustre Hugues, et d'Adélaïde..."
(La vie du roi Robert. Abbon)


 

 


 

 

Francesco Hayez. Caterina Cornaro recevant l'annonce de sa destitution du royaume de Chypre. 1842.

 

 

Jean-Léon Gérôme. Sortie du bal masqué. 1857.



Paul Delaroche. Les Enfants d'Edouard. 1831.

 

"Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé,
Ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif,
Ne peuvent enchaîner la force de l'âme."

(W. Shakespeare. Jules Cesar)

 

 


 

 

 

Gaetano Previati. Paolo et Francesca. 1887.

 

"Nul effet provenant de la raison ne peut durer toujours,

parce que les désirs des hommes changent

suivant les influences du ciel."

(Dante. La Divine Comédie)

 

 

 

Gustav Klimt. Le Comédien Josf Lewinsky dans le rôle de Carlos. 1895.

 

 

Est-on tenu de (re)lire Corneille, Racine ou Shakespeare pour apprécier les chefs-d'oeuvre qu'ils ont inspirés? A vous de juger.

Comme le disait mon ami Pierre Desproges: "Et puis quoi, qu'importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ?"

 

 

 

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Jeudi 22 octobre 2009
- Par dilett@nte
Mea culpa. Je suis trop négligente (mais pas négligée).
En effet, alors que j'étais tout à la joie de raconter ma journée ensoleillée dans mon article Flugtaggers, une pub sournoise s'est glissée partout où elle le pouvait.
Il a fallu qu'Anne me tape sur les doigts pour que je me rende compte que je faisais de la pub pour une boisson pour laquelle je ne débourserais pas
1 seul centime d'€.
Voilà pourquoi, et ce en guise de Travaux d'Interêt Général, je m'amende d'une petite enquête. Et puis ce sera aussi l'occasion d'éviter la diabolisation (un principe, lié aux croyances, que j'évite) de la très controversée Red Bull.


D'abord, c'est quoi?
C'est une boisson dite énergisante créée par Dietrich Mateschitz et  Chaleo Yoovidhaya.

Red Bull est lancée en 1987 sur le marché autrichien supportée par une publicité composée de dessins animés minimalistes, d'un goût douteux (pas du tout écolo, le gars qui jette tout dans la rue) , et le soutien massif de certains sports extrêmes.


La boisson est, à ce moment-là,  interdite dans certains pays européens dont la France.

En avril 2008, la firme menace la France d'une assignation en justice*.

L'État français est finalement condamné, et le 15 juillet 2008, Christine Lagarde autorise une version dérivée de l'originale et qui devra porter la mention obligatoire « déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ».

Composition:

 

- Eau gazéifiée
- Sucre (saccharose, glucose) 27g
- Taurine 1000 mg
- Glucuronolactone 600 mg
- Caféine 80 mg
- Vitamines
- Acide nicotinique 20 mg
- Vitamine B6 5 mg
- Acide pantothenique 5 mg
- Vitamine B12 0.005 mg

 

 

La taurine est un acide aminé que l’organisme est capable de produire naturellement, mais aucune étude fiable ne confirme ou n’infirme les effets bénéfiques d’un apport alimentaire supplémentaire de taurine. Il est à noter que l’ajout de taurine dans les aliments est interdit dans un certain nombre de pays  (le Canada, par ex.).
Ce produit a été identifié comme étant un neuro-transmetteur mais ses effets sur l’organisme restent peu clairs, aucune étude scientifique sérieuse n’ayant été réalisée. On a prouvé, toutefois, qu’il existe de réelles interactions, assez négatives entre la taurine et l’alcool.


Le Glucuronolactone est une substance que l’on trouve dans le corps et qui accélère l’élimination des toxines, une sorte de sucre concentré qui peu donc avoir des répercussions négatives sur la santé, suivant le dosage.

Il a été prouvé que le glucuronolactone a un effet positif sur la mémoire et la concentration, en même temps qu'il agit comme un antidépresseur et un stimulant. Mais à forte dose, le Glucuronolactone serait toxique pour les reins.

La caféine est connue pour son effet stimulant et on sait qu'elle renverse temporairement plusieurs des effets cognitifs nuisibles résultant du manque de sommeil. Elle tend également à améliorer la mémoire, la concentration et les performances sportives. Par contre, l’utilisation prolongée de la caféine augmente la tension artérielle, augmente la circulation des hormones nécessaires à l’effort et conduit très souvent à une certaine dépendance du consommateur.


Il y a donc des risques liés à une consommation régulière.

 

En 2003 l’AFSSA avait effectué des tests sur des rats en leur donnant de la caféine, de la taurine, et du glucorono-lactone et ils ont constaté des diminutions du taux de calcium, de protéines et des plaquettes dans le sang des rongeurs. Leur thyroïde et leurs glandes surrénales furent endommagées et on avisa des comportements violents.

 

 

 

 

*Quatre avis de l’Afssa ont conclu à une insuffisance de preuves concernant l'innocuité ni de preuve évidente de sa nocivité. C’est une des raisons pour laquelle cette boisson n’a pas de raison de se voir interdire à la vente.
De plus, selon le principe de libre circulation des biens, on ne peut interdire indéfiniment un produit commercialisé dans les autres pays de la Communauté européenne.
Ensuite,en maintenant sa position d’interdire ce produit, la France aurait été conduite à verser des dommages et intérêts assez importants au fabricant autrichien.

Peut-on dire que la France a fait passer les intêrets financiers avant ceux de la santé publique?

Interview de Roselyne Bachelot

Bref, nous sommes libres de consommer, au fond, ce que nous voulons, mais, au risque de passer pour une parano, je pense qu'il faut toujours rester vigilant: on sait tous très bien que les ailes, c'est "dans la tête".

On n'a pas besoin d'une boisson imbuvable pour s'envoler. On nous prend trop pour des cons.

 





 


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Dimanche 18 octobre 2009
- Par dilett@nte
Excellente soirée nuit à la Fiesta des Suds, hier.
Mise à part la température (j'ai d'ailleurs ressorti mon manteau en pelouse synthétique de ma valise pour l'occasion), tout a bien roulé: une place pour la voiture, une ambiance "petit festival" très sympa
, et surtout une programmation géniale.

La Fiesta c'est le festival de Marseille. Juste après la fièvre estivale, dès les premières feuilles mortes, les Docks des Suds se transforment en bodega géante et balancent la musique, pour tous les goûts: folk, electro,
rock, flamenco, hip-hop, jazz, punk, reggae...

Hier, on a commencé avec Féfé, qui a bien chauffé le chapiteau avec du hip-hop à sa sauce, un peu blues, un peu soul. Féfé, issu du groupe
Saïan Supa Crew, prend son envol solo.



On a enchaîné avec la "crème" du moment chez les jazzy manouches,
les Caravan Palace. Django aurait aimé et nous on a adoré.
Une pêche d'enfer pour Hugues au violon qui a mené la danse et un swing décapant, malgré le pied plâtré de Colotis Zoé, la jolie chanteuse.





Le moment le plus attendu par les curieux de tous poils, était l'arrivée de Nina Hagen. Pourtant, notre punkette préférée n'était pas au mieux de sa forme (un bon rhume, apparemment, des paquets de mouchoirs y sont passés). Du coup, elle est restée très sage. J'étais, malgré tout, très très contente de la (re)voir après tant d'années, comme une vieille copine qu'on a perdu de vue. Beaucoup de reprises de chansons du "patrimoine", et notamment "My way", "Riders on the storm", et même "Avé Maria".
Et puis un petit speech en faveur du non-nucléaire, afin de rappeler aux spectateurs français qu'ils vivent dans un pays qui n'est pas un exemple dans le domaine de l'écologie. Bien vu Nina! Ich liebe dich!





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Vendredi 16 octobre 2009
- Par dilett@nte
Nosfell. Le Poste à Galène. Marseille. 9 Octobre 2009.

Vendredi dernier, j'ai enfin pu assister à un concert de Nosfell. Je l'ai raté il y a 2 ans et je guettais son retour à Marseille.
Nosfell ne plaît pas à tout le monde, et, pour moi, c'est bon signe.
Pieds et tête nus, il serpente parmi ses sampleurs et ses instruments. Silhouette iggypopienne (mot à inventer n°253) lorsqu'il esquisse un pas de danse, il se transforme en griot pour nous conter quelques histoires de son monde fabuleux.
Mais il est, avant tout, un musicien doué et un trapéziste vocal (mot à inventer n°254), souple, léger et puissant.
Nosfell, l'audacieux rêveur,  ne peut laisser indifférent.



Quelques liens pour (re)découvrir Nosfell:

Le site officiel de Nosfell
Labyala Nosfell
Nosfell sur Myspace
Metalorgie
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Dimanche 27 septembre 2009
- Par dilett@nte
J'avais vraiment envie d'assister à la Red Bull Flugtag ce dimanche.
L'idée de passer des jours et des nuits à fabriquer un engin et des costumes, pour tout "jeter" à l'eau en 3 minutes, me plaît bien.
A midi, on a marché jusqu'à la plage du Prado.

Le ventre vide et sous un soleil de plomb, après ces 3 km, on a pu trouver un vendeur de chouros bien gras et sucrés (les chourros, pas le vendeur) pour se caler l'appêtit pour plusieurs jours.
Je ne m'attendais pas à tant de monde et tant d'embouteillages. La plage était (est toujours, jusqu'à 23h30) transformée en Woodstock. Il ne manquait que la bonne musique et l'esprit flower power. Ce qui n'est pas rien finalement.








On a pu quand même admirer de très loin les envolées "tragiques" de certains participants, et les plongeurs de haut vol.



Pendant que ceux-ci prenaient un bon bain, nous on prenait un bain de foule et de soleil.



Au bout de 3 heures de cuisson, on est rentrés. Il fallait passer aux choses sérieuses : finir ma valise, car dans quelques heures, je serai dans un avion pour la Tunisie.
Je pars décompresser à Djerba. Je n'en ai aucunement besoin, mais un voyage ne se refuse jamais. A la semaine prochaine donc!
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Mercredi 23 septembre 2009
- Par dilett@nte
Dimanche, 14 heures, qu'apprends-je?
C'est une des Journées du Patrimoine, et personne ne me l'a dit?
Pas vraiment envie, après avoir passé ces derniers jours en centre-ville, d'y retourner un dimanche.
Heureusement, depuis 1994, nous avons un Mac dans le quartier.
Pas un maquereau (quoique), ni une sardine d'ailleurs, mais bien un Musée d'Art Contemporain.

C'est un bâtiment très vilain, excentré et délabré, qui n'a pas de quoi
attirer le public marseillais, déjà assez revêche à cet art. C'est dommage, mais moi, ça m'arrange. C'est un peu mon musée perso.
Pour la petite histoire: c'est le Docteur Rau qui a offert le lieu à la ville, en 1992. Riche héritier allemand, médecin, grand voyageur, créateur de la Fondation RAU pour le Tiers-Monde, ce grand collectionneur et amateur d'art, a légué la totalité de sa fortune à l'Unicef. Chapeau, donc, et merci!
En ce moment, outre les dépôts permanents, le Mac accueille Julien Blaine, le Provençal. Un gars qui a été un temps chez Libé, puis adjoint à la Culture à Marseille, qui fait de l'Art Total, depuis plus de 40 ans.
















































































Quelques autres oeuvres choisies:


La DS de Gabriel Orozco, que j'avais déjà admirée en Octobre 2008.

Jumping Rope. Alain Jacquet.


Au Fond. Ed Paschke.

King of the Zulus. J-Michel Basquiat.

Négresse. Niki de Saint-Phalle.

La Voiture rouge. Jean-Luc Parant.

Femme assise. George Segal.


Et puis, en vrac, tous les autres. Amusez-vous à les reconnaître.
Il y en a dont j'ai malheureusement oublié le nom:










Enfin, le "mot' de la fin par Julien Blaine:

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Dimanche 20 septembre 2009
- Par dilett@nte
Comme d'habitude, dès que la température dépasse 25°, je prends mon quart d'an.
Je mets mes soucis et mes inquiétudes entre parenthèses jusqu'à l'automne.
Je ne le fais pas exprès. Ca n'est pas une décision. C'est une fatalité.

L'été me fait (re) vivre.

La saison n'est pas encore tout à fait terminée. C'est son dernier jour et c'est mon retour sur ce blog.
Voici donc 8 cartes postales que je permets de poster ensemble et avec du retard, souvenirs (pas encore nostalgiques) de ce quart d'an 2009.

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Samedi 27 juin 2009
- Par dilett@nte

C'est un fameux Trois-Mâts...

Vendredi, j'ai eu la chance de monter à bord de ce magnifique navire, qui a fait escale à Marseille.

C'est un bateau-école italien, construit dans les chantiers navals de Castellamarre di Stabia en 1930, et mis à l'eau en 1931.
Il porte le nom du célèbre navigateur italien qui fut le premier à penser que l'Amérique était bel et bien un nouveau continent.

Il possède une surface de voile de plus de 2600 m² et mesure plus de 100m de long.

Sa devise était autrefois:"Pour la patrie et pour le roi", remplacée en 1946 par:"Solides dans la furie des vents et des évènements". Aujourd'hui, afin d'exprimer sa vocation à former des officiers de marine, sa maxime est devenue:"Pas celui qui commence mais celui qui persévère". Enfin tout ça certainement mal traduit...

Afin de garder les traditions, les voiles sont encore en toile de jute, les pointes sont en matière végétale.

Les manoeuvres s'y font toutes manuellement.

Seul l'arbre de trinquette a été changé en 2006.
Mais le mât a été réalisé par des artisans selon la confection d'origine.

A bord, les gentils cadets nous ont accueillis avec le sourire.
Il y en a 120, formés et surveillés par les 278 hommes d'équipage.

Le voilier a déjà fait un tour du Monde et se rend régulièrement dans les plus grands ports.

En plus de la formation des militaires, il joue souvent l'ambassadeur de la culture et l'ingéniérie italienne.

J'aurais bien prolongé mon séjour à bord. Mais ils ont fini par me débarquer.

Comme dit Elsa Triolet: "Il n'y a pas d'endroit où l'on peut respirer plus librement que sur le pont d'un navire."

Un jour viendra où je verrai disparaître progressivement la Bonne Mère dans le sillage d'un navire.
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Vendredi 26 juin 2009
- Par dilett@nte
En ce moment, Marseille gâte les amoureux de la glisse et du vent.
Du 24 au 28 juin se tient la 2ème édition de Massilia Freestyle Cup, sur les plages de Bonneveine.
C'est-à-dire à 200 mètres à vol d'oiseau de voile de chez moi.
J'inviterais bien tous ceux qui habitent loin, mais, malgré le nombre d'amis non-marseillais, on manque cruellement de place pour les loger.
Donc, débrouillez-vous, vous êtes assez grands.


Au programme:


Windsurf



BMX


Skate


Canoë-kayak


Kitesurf


Chute libre


Drague


Bronzette


Papotages
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Samedi 20 juin 2009
- Par dilett@nte
Marine comme celles qui sont exposées en ce moment au Palais des Arts, place Carli à Marseille. C'est toujours la Fondation Regards de Provence qui présente quelques tableaux choisis du XVIII ème au XXème siècle.

Auguste Chabaud. Marins au port. (1930?)

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !

Dominique Van der Burch. Pêcheurs et marchands turcs. (1757)

Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.


Joseph Garibaldi. Le port de la Joliette vu du Pharo. (1898)

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Emile-Othon Friesz. calanque du Mugel à la Ciotat. (1907)

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;

Henry Aurens. Anse de Maldormé fleurie à Marseille. (XXéme)

Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.


Jean-Henry d'Arles. Retour de pêche au soir. (1750?)

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Emile Loubon. Hâlte sous les pins près de Tyr. (1847)

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.

André Lhote. Paysage fauve à l'Estaque. (1909)

- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Louis nattero. Bateau blanc dans le Vieux-Port.(1900?)

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


(Charles Baudelaire. L'invitation au voyage.)

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Vendredi 5 juin 2009
- Par dilett@nte
On sort du métro sur la Canebière et lorsqu'on émerge au soleil, le printemps de Marseille nous donne une grande claque, une de celles qui nous laissent hébétés sur le trottoir.
La lumière, la chaleur, la vie des rues de cette ville nous disent:
Allez! c'est parti pour le premier jour du reste de ta vie!

Un peu sonnés quand même, on prend la direction du Vieux-Port
et on s' installe pour un petit-déj royal à la Samaritaine.

On laisse nos yeux et nos oreilles s'habituer. Les premiers à la clarté aveuglante et les secondes aux palabres sonores des voisins de café.
On peut, en poursuivant son chemin sur le Quai du Port, assister aux préparatifs des régates de l'Audi Cup Med.
Celles-ci se dérouleront en Rade Sud dès le 9 juin. Ce qui veut dire qu'on y assistera peut-être, et aux premières loges, un de ces jours prochains.

On peut se laisser tenter, si on en a les moyens, par la location du
Don du Vent, mais il vaut mieux réserver plusieurs mois à l'avance.

Mais rien ne vaut de flâner le nez en l'air et le Canon à l'oeil.



On peut comme ça aller jusqu'au bout du quai où est amarré le Talia, le bateau de la Fondation Maud Fontenoy.
En longeant les murs du Fort saint-Jean, en pleine rénovation, on traîne un peu malgré les bruits des travaux. Ainsi, on peut s'apercevoir que même le palais du Pharo se refait une beauté.

Et puis, on débouche sur l'esplanade du J4, un grand terrain sale et venteux, qui accueillera (bientôt?) le Mucem, le futur Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

On décide de tenter alors la traversée du désert sous un soleil implacable, pour se réfugier à l'ombre de la Basilique.

Les embûches sont nombreuses car il faut aussi traverser le chantier
Euroméditerranée, le fameux projet qui "va changer Marseille"..

Mais on laisse tout ça derrière soi et on élève son regard sur la  Cathédrale de la Major qui se dresse sur le bleu du ciel, comme un berlingot géant.

On entre...et on fait taire Marseille en refermant la lourde porte.










Une fois fait le plein de silence et de fraîcheur, on peut reparaître au grand jour.

Dehors, dans les rues de Marseille où tout est mouvant
comme dans les eaux du port.

Où tout bouge, où rien ne change.



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Lundi 25 mai 2009
- Par dilett@nte
Dimanche j'ai remonté le temps jusqu'au Moyen Age.
J'ai appris, en fait, la veille, qu'une fête médiévale était organisée à la Penne-sur-Huveaune, une petite commune tout près d'Aubagne. J'y ai vécu quelques années et j'ai pu me rendre compte combien l'endroit est agréable, avec ses collines toutes proches, ses élus sympas (en tout cas, dans les années 80), son école où ma fille apprenait le provençal, et enfin, le dynamisme de toutes ses associations.
Et puis mon appareil photo me démangeait un peu.


Je n'ai pas été déçue. J'ai presque regrétté de ne pas porter un costume.
La place du marché était tapissée de paille et les artisans s'étaient adaptés à l'occasion:


Sabres de bois et couronnes de fleurs.



Chapeaux pour tous (assez indispensable vu le soleil écrasant).



Des saltimbanques, jongleurs, cracheurs de feu, conteurs...
et des chiens plus que patients (regardez derrière le troubadour)


Un forgeron très sympa.


Une écrivaine publique.

Des initiations à la plume,

au tir à l'arc (à bouchon),

au port du casque (qui peut sauver la vie comme chacun sait).




Des barbares et des guerriers très cool.







Et surtout de vaillants pennois qui ont défilé
plusieurs fois dans leur magnifiques atours,  malgré la chaleur écrasante.

N'ayant réservé dans aucune des tavernes présentes, j'ai dû me contenter d'une mauvaise pizza au bar du coin, ce qui, à défaut de me couper l'appêtit, m'a coupé les jambes.
Je suis donc rentrée avant le tournoi des Chevaliers en ayant une pensée pour toutes les photos que je "ratais".

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Jeudi 14 mai 2009
- Par dilett@nte
Giens se situe au point le plus au sud de la Côte d'Azur,
entre Hyères et les Iles d'Or.

Ce qui veut dire, quand on habite Marseille et qu'on a des amis à Toulon, qu'il faut passer chez eux boire le café pour se rendre à la fameuse presqu'île. C'est d'autant plus obligatoire lorsque ils ont un petit jardin super agréable et une carte de randonnée.






Après avoir parcouru les 4 km du double tombolo, avec les marais (exploités pour le sel autrefois) d'un côté, et les plages de sable pour kite-surfeurs de l'autre, on se gare au petit port de la Madrague.





Dès qu'on attaque le sentier qui grimpe vers la falaise, les grès pigmentés de fer sous nos pieds nous confirment qu'on est alors en Provence cristalline, comme on l'a appris tout à l'heure dans le guide.
J'ai rempli bêtement mes poches de cailloux brillants que j'ai fini par jeter au bout d'une heure de marche pour cause de surpoids.



L'endroit est assez magique. A droite du sentier, des verts parsemés de rose,
asphodèles, bruyères, lentisques, des chênes verts et des pins d'Alep. Des grives et des fauvettes à la chasse aux insectes.





A gauche du chemin, c'est l'infiniment bleu à perte de vue, à en rêver d'être un goéland.





Et tout le long en contrebas, des petites criques pour la plongée, du sable et des rochers pour la pause sandwich.







Après 3 heures 30 de marche escarpée, un petit coup de soleil (et une ampoule au talon pour moi), on s'est dit qu'on serait bientôt prêts à affronter les montagnes tibétaines.
Il ne nous reste plus que l'argent pour le voyage à mettre de côté. Autant dire qu'on a largement le temps de s'entraîner.









Publié dans : Brigitte Bougeotte
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Samedi 9 mai 2009
- Par dilett@nte

Marseille. CIDJ Canebière. Mardi 5 mai 2009.

Après un début de semaine de transports en commun et de rendez-vous dans les rues de Marseille, j'ai pu apprécier, dès mercredi, le bonheur d'habiter tout près des plus beaux endroits de la ville.





Marseille. Parc Borély. Mercredi 6 mai 2009.

J'ai humé le printemps de tous mes poumons au parc Borély. C'est un des parcs les plus proches de chez moi, et ça tombe vraiment bien, parce que c'est aussi un des plus agréables, à mon goût.


Je n'ai pas hésité non plus à passer l'après-midi du jeudi au Vallon des Auffes. A l'abri du mistral, j'ai pu voyager à peu de frais à travers la Méditerranée.

Marseille. Vallon des Auffes. Jeudi 7 mai 2009.





Apothéose de la semaine: je pars dans 10 minutes à la presqu'île de Giens, dans le Var.
Je n'ai jamais nié le fait que j'ai de la chance.

Publié dans : Brigitte Boute-en-train
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Dilett@nte

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