Lundi 19 mai 2008
par dilett@nte
Ouf! Les murs du salon sont enfin un peu plus zen, même si leur couleur indéfinissable ressemble un peu trop au ciel de ce printemps pluvieux.
Il ne leur manque donc plus que la parole et des oreilles des tableaux.











Il faut que j'entame, à présent, une grande toile en leur honneur.
Les idées fourmillent, mais passer de celles-ci à l'action, c'est autre chose!
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Jeudi 15 mai 2008
par dilett@nte
Les week-end de pentecôte sont réservés à la grande réunion annuelle d'une partie de ma famille. Je m'y rends tous les 2 ou 3 ans. Les enfants deviennent ados en ce laps de temps, les ados se transforment en parents, et les aïeux ne sont pas tous au rendez-vous.
Au programme, cette fois:
Pluie, retrouvailles, apéro, nuages,






déjeûner à la cantine du centre de vacances (même les pâtes sont ratées), rires, souvenirs, promenade digestive entre deux averses, baignade pour les "nordistes", café chaud pour les autres, célébration d'un vrai-faux mariage(en fait, les mariés ont signé 2 jours avant),
 




et puis, en vrac:


ondées, danse du sable, tournoi de sumos,


orage, croisière virtuelle dans des îles imaginaires,


éclaircie, découverte de pavés sous la plage, escalade psychédélique,





vent du large, pulls pour les petits, couverture pour les grandes,

puis retour sous la pluie par les routes du sud, avec arrêt obligatoire à Sète pour les fruits de mer et le souvenir de Brassens.
Ben je f'rai pas ça tous les week-end! Et pourtant, famille, je te (h)aime!
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Vendredi 9 mai 2008
par dilett@nte

Hier, je n'ai pas fini les murs du salon...mais les chaises sont prêtes à accueillir mes amis légers (oui, elles ne sont pas très solides).
Deux tons de gris très clairs, une feuille de papier kraft, du plastique pour recouvrir les livres, et trois feuilles de gingko biloba que j'avais fait sécher dans mon dico, qui me sert souvent d'herbier.

 




Le résultat est assez...improbable. J'aime bien dire ça. C'est une expression que j'emploie avec parcimonie, parce qu'elle ne veut rien dire, mais c'est exactement ce que je ressens lorsque je fais quelquechose de mes mains.
Je ne sais jamais si c'est beau ou laid. Mes goûts ne sont pas souvent partagés. J'ai toujours préféré les objets uniques aux "belles" choses.

Hier, je n'ai donc pas terminé. Pourtant, c'était prévu comme ça, afin de pouvoir partir tranquille pour ce long week-end.
Mais il faisait plutôt un temps à...
...déjeûner dehors, en famille...
...flâner au bord de l'eau...










...rêver en bleu...









...anticiper l'été, ma saison de coeur.
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Samedi 3 mai 2008
par dilett@nte

J’ai marché jusqu’à la Maison du Fada, pour me rendre à l’expo de
Gilbert Petit que l’association des habitants de l’unité d’habitation verticale du Corbusier ont organisée.

J'ai donc longé l'Huveaune, qui est un peu basse en ce moment, et j'ai pu profiter de la douceur suave que le temps nous offre depuis quelques jours.
J’ai été déçue par les tableaux, mais pas par ma virée.





















La Cité Radieuse (c'est son vrai nom, mais j'aime bien les surnoms locaux)devait « fournir dans le silence, la solitude et face au soleil, à l’espace, à la verdure, un logis qui soit le réceptacle parfait d’une famille », selon son concepteur, Le Corbusier.

Le silence et la solitude manquent aujourd’hui, même si cela reste un coin assez tranquille et plutôt chic. Le soleil, lui, est toujours là, au moins depuis 1952, date de l‘inauguration de l‘immeuble.

 

Lorsque j’étais petite, j’y venais avec ma mère chez un orthopédiste qui fabriquait des semelles. Il habitait un appartement-atelier qui sentait bon le cuir et la colle. J’adorais venir chez lui. J’étais fascinée par la mezzanine qui surplombait et offrait une vue incroyable sur la ville.

 







Chaque appartement y est unique, et on trouve sur le toit-terrasse du bâtiment, outre une vue exceptionnelle, une école maternelle, un gymnase, une piscine, et même un théâtre de plein air.


Au milieu des étages, on peut faire les courses dans la superette ou les
petits commerces, et au 4ème étage, un hôtel accueille les gens de passage. Il y a mieux: on peut même dormir chez l’habitant. Bon, pas tous, mais certains le font, avec, je l’imagine, le mobilier d’origine.

 

Autrefois, il était à la pointe du progrès avec ses duplex, ses baies vitrées, cuisines américaines, éviers broyeurs, passe-plats, services de téléphonie intérieure ou de livraisons à domicile.

Aujourd’hui, on ravale les façades.

Mais il paraît que tous les équipements fonctionnent encore, plus de 50 ans après.

Ce doit être drôle de vivre dans un monument historique classé.





En tout cas, la Maison du Fada, ça a l’air de convenir aux habitants. J’ai trouvé le témoignage d’une résidente fidèle:

Je me prénomme Suzanne, j’habite la Cité Radieuse de Marseille depuis 1952; en un bref résumé, je vais vous conter 50 ans de vie dans cet immeuble.

En 1945, la ville de Marseille manque de logements et l’Etat autorise M. LE CORBUSIER à réaliser son rêve cogité depuis plus de 20 ans : une cité, village vertical avec des appartements, des commerces, une école, un parc dans le calme, avec le soleil et les possibilités d’une vraie vie collective !

Ce projet, envisagé Bd Michelet, durera de 1947 à 1952 sous la tutelle de 7 ministres de la Reconstruction. Chantier interrompu, puis repris, enfin en 1952 les appartements sont, pour la plupart, terminés : l’Etat se trouve donc propriétaire de logements qu’il a décidé de vendre !
L’architecture est audacieuse, du béton, des couleurs vives sur les loggias, on parle de mezzanine…En ville, les bruits courent, on lui donnera des noms " Maison du et des Fadas ", la "Droguerie" ; il surprend et les candidats à l’achat ne se pressent pas.

A cette époque, il y a déjà des squatters, qui ne trouvant pas à se loger, guettent et s’installent dans des maisons inoccupées…Ces appartements pourraient devenir rapidement intéressants, cuisines installées avec cuisinière électrique, il y a l’électricité, l’eau ! L’Etat s’inquiète et décide de confier à certaines administrations (Finances, Enseignement, PTT, Police…) quelques logements que celles-ci vont proposer à des employés d’un certain indice (les loyers sont assez chers et ces occupants vont signer une lettre de démission en cas de vente !).

Donc, en juillet-aout 1952, 80 fonctionnaires vont emménager. Qui sont-ils ? de nouveaux Marseillais, venant de partout en France et des colonies.
Mon mari Pierre, et la future Directrice de l’école, Lilette sont eux des Provençaux nés en Arles ! Pour tous, ces locations solutionnent les problèmes d’installation à Marseille. Pour notre famille, c’est un rêve réalisé. Nous avions suivi la construction depuis Rive de Giers sur documents et espérions, si Pierre était nommé à Marseille, venir habiter cet immeuble ! Et cela s’est fait ! De plus, pour tous, il est toujours facile de s’adapter au confort et nous l’avions chez nous : points d’eau multiples, salle de bains, coins toilette et douche spéciale pour enfants !

 

 

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Jeudi 1 mai 2008
par dilett@nte
Albert Hofmann est docteur en chimie, passionné aussi de biologie et zoologie. Alors qu’il cherche un stimulant circulatoire, à base d’ergot de seigle, il découvre, parmi les amides, un alcaloïde qui deviendra le diéthylamide LSD-25.



En le testant sur des animaux, il observe une certaine agitation chez ceux-ci, sans plus.
Mais cinq ans plus tard, en absorbant par accident (il suppose qu’il s’est frotté les yeux) une infime dose de produit, il connaît son premier mini « voyage » avec malaise, agitation, puis visions kaléidoscopiques.

Sa curiosité piquée, il tente l’experience, volontairement cette fois. Il absorbe la dose qu’il pense la plus petite pour obtenir des effets et note tout ce qui se passe:

…Je ne pouvais plus parler de manière intelligible qu'au prix d'efforts extrêmes, et demandai à ma laborantine, que j'avais mis au courant de l'expérience, de m'accompagner jusque chez moi. Rien que lors du trajet en vélo [...] mon état prit des proportions inquiétantes. Tout ce qui entrait dans mon champ de vision oscillait et était déformé comme dans un miroir tordu. J'avais également le sentiment de ne pas avancer avec le vélo, alors que mon assistante me raconta plus tard que nous roulions en fait très vite.

…Mon environnement se transforma alors de manière angoissante. [...] les objets familiers prirent des formes grotesques et le plus souvent menaçantes. Ils étaient empreints d'un mouvement constant, animés, comme mus par une agitation intérieure. La voisine [...] n'était plus Madame R. mais une sorcière maléfique et sournoise au visage coloré, etc, etc.

…Des formes fantasmagoriques et bariolées déferlaient sur moi en se transformant à la manière d'un kaléidoscope, s'ouvrant et se refermant en cercles et en spirales, jaillissant en fontaines de couleur, se réorganisant et se croisant, le tout en un flot constant. Je remarquai notamment la façon dont toutes les perceptions acoustiques, telles que le bruit d'une poignée de porte ou celui d'une voiture passant devant la maison, se transformaient en sensations optiques. Chaque son produisait une image animée de forme et de couleur correspondante.

On s’est aperçus plus tard qu’il avait pris une dose au moins 4 fois plus importante qu’une dose considérée « normale » aujourd’hui.

 

Malgré ses séances sous psychotropes, il a continué ses recherches, notamment sur les champignons hallucinogènes. Il estimait que, dans un but thérapeutique, ces substances étaient vouées au succès.

Je ne sais pas s’il se doutait qu’elles seraient plutôt utilisées comme des drogues et interdites dès la fin des années 60.

Il meurt à 102 ans, en pleine forme. Il y a de quoi se poser des questions!


ENTRACTE

Lorsque j’étais plus jeune, avec P, mon meilleur ami, nous faisions des quiches que nous allions vendre aux sorties de concerts. Nous avions un panneau avec notre « marque de fabrique ». Il y était écrit: Les quiches à Lucie, et dessous: Lucie qui? Lucie Nogène!

Nous vendions donc des quiches à Lucie Nogène. Certains ont en ressenti les effets toute la nuit.




Peut-on parler de Hofmann sans évoquer Timothy Leary? Lui, grand consommateur de LSD, qui prôna toute sa vie l’usage des drogues.

Bien sûr, la démarche de Leary est bien plus « ludique », mais aussi plus mystique.

Tout a commencé au Mexique, alors qu’il était étudiant. Il découvre les effets de la psilocybe et décide de consacrer ses recherches sur certains psychotropes, dont le LSD.

Il observe alors, outre les bienfaits sur l’alcoolisme, la criminalité ou la psychiatrie, une série d’expériences mystiques ou spirituelles qui vont l’inciter à étudier ce qu’il appelle l’expansion de conscience.

Il fera de sa vie un grand « laboratoire  », vivant à l’écart dans un grand manoir avec ses amis et sa famille et aura de sérieux ennuis avec la justice. Il sera considéré pendant un temps l’homme le plus dangereux des Etats-Unis et fera plusieurs années de prison, avant de s’évader. Réfugié en Algérie avec sa femme, puis en Suisse, il voyage tout de même et se fait arrêter en Afghanistan. 
Timothy est dans les chansons, il devient une star, une référence pour le mouvement hippy. Une sacrée époque, quand même!
Rentré aux USA, il écrit plusieurs ouvrages, assez occultes, ayant trait à cette fameuse ouverture de conscience. Il la retrouvera aussi dans le Livre des Morts Tibétain, et s’en inspirera pour écrire A psychedelic Manual.

Ce livre est d’ailleurs en cours de traduction par mon ami C.M. Je pense qu’il sera bientôt disponible, donc, en français.




Il est mort en faisant filmer son agonie, en répétant « Why not? »

 Pourquoi pas?


NOTE IMPORTANTE

Loin de moi l’idée, à travers ce post, de prôner l’usage des drogues, quelles qu’elles soient.

Cependant, je ne suis pas pour les interdictions de ce genre. Surtout quand on voit les méfaits de certains produits tout à fait licites: alcool, tabac, pétrole, centrales nucléaires, hypermarchés, OGM, portables…

Allez, bonne soirée quand même!

Quelques liens:
http://www.syti.net/LearyEvolution.html
http://www.agora-international.com/cgi-bin/
http://www.fluctuat.net/blog/4707-Troupes-britanniques-sous-LSDrittaniques sous lsd
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Mardi 29 avril 2008
par dilett@nte

Une journée où on n’a pas ri est une journée perdue. (Voltaire)


Il paraît qu'on ne rigole pas assez.
Rire, c'est bon pour plein de choses, les poumons, le coeur et les artères, la tension et l'équilibre nerveux. Ca libère des endorphines dans tout le corps, ça défoule et ça détend.

 

Le rire est le propre de l’homme, le savon aussi. (Pholippe Geluck)


Je ne suis pas convaincue que le rire soit le propre de l’homme. L’humour, peut-être, mais pas le rire. J’ai lu que c’est inné chez l'espèce humaine. Cela aurait un rôle social.


Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter. (Raymond Devos)


Moi, je suis une pince-sans-rire comme on dit. J’éclate très très rarement. Je glousse un peu, quelquefois, toujours discrètement. Mon rire est mesquin, trop petit, par rapport à ce que je ressens vraiment. Parce qu’en plus j’adore ça, mais je ne sais pas le faire à gorge déployée. Ca me manque!

Je ne pense pas qu’on rit parce qu’on est heureux, mais je pense que rire rend joyeux. Et c’est déjà pas mal.


Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri. (La bruyère)

 

J'admire littéralement ceux qui rient facilement, ceux qui voient le côté drôle des choses, même les plus môches, ceux qui gardent leur humour en toutes circonstances.
J'aimerais atteindre une telle sagesse.
J'y travaille sérieusement.


 

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Mardi 29 avril 2008
par dilett@nte
 
Déjà mardi!...Et ces murs de salon qui ne se peignent pas tout seuls!!! Je n'ai aucune excuse, ou si peu, de les abandonner dans cet état. D'autant plus que j'aime peindre. Mais il me faut un (long) temps de reflexion avant d'agir.
Et puis, samedi il y a eu ce carnaval.


Ensuite une visite rapide au champ de blé pour voir si ça pousse et si on aura une bonne récolte.

Au début de l'automne, il était comme ça. Les graines venaient d'être semées.











Samedi, j'ai trouvé mon blé en herbe.












Dimanche, c'était cette pièce de théâtre. Depuis le temps que je dis à mon doc que je viendrai le voir jouer!  J'ai été épatée d'ailleurs par la performance des acteurs, tous amateurs.








Mon référent médecin est au milieu avec l'imper. C'est un excellent doc, mais aussi un type épatant, chanteur et comédien.

Lundi, comme presque tous les lundis, petit-déjeûner à la terrasse d'un café. Hier, c'était au bord de mer.

Ensuite quelques courses au Leclerc du coin, où je n'ai pas acheté ces melons de Charente-Marocaine, vu que j'essaie de consommer local et de saison.
 
Ce matin, je jauge le boulot à faire. C'est comme si c'était fait. J'y arriverai n'est-ce-pas?
Tiens, si je rajoutais ces chaises et ce vieux miroir d'Emmaüs que je dois poncer et peindre depuis plusieurs semaines mois?

Bon, ben...j'y vais!
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Lundi 28 avril 2008
par dilett@nte
 

Ben harper.......

Ben est avant tout, pour moi, un très bon guitariste, avec un jeu subtil, un peu blues, un peu rock. Mais il a, de plus, un timbre de voix magnifique.

Sa musique me fait souvent penser à Hendrix, mais aussi à Marley, pimentée de funk, de soul ou de gospell. Enfin, un registre relativement assez varié et coloré pour plaire à beaucoup.

 



Jacqueline Harpman.......

 

 

 

 

Les romans d’Harpman sont un mélange réussi d’imagination débridée et de réflexion sur la réalité. Le destin en est souvent le personnage principal et les situations angoissantes qu’elle nous fait vivre sont compensées par des bonheurs simples, des sensations instinctives.

 

Mon premier Harpman, je l’ai acheté à cause de son titre (racoleur?) :« Moi qui n’ai pas connu les hommes ». C est une fiction, mais on peut se demander si ce n’est pas une œuvre d’anticipation. Je ne le souhaite pas.

J’ai adoré partager les interrogations de cette jeune fille enfermée avec ses congénères, quelque part sur une Terre dévastée, par on ne sait quelle catastrophe. J’ai été fascinée, comme elle, par sa découverte du monde et sa « cavale ».

Les romans suivants sont plus ou moins de la même veine, légèrement dérangeants, révélant une fine analyste de l’humanité.

 

http://www.seniorplanet.fr/mag/jacqueline-harpman-ou-la-double-passion.8768.html

 

 

 

 

 

Nancy Huston.......

Plus sombre mais aussi plus fantasque que Harpman, Huston alimente ses romans de la philosophie dont elle s’est apparemment nourrie. Elle écrit en anglais et traduit elle-même ses œuvres. C’est peut-être ce qui explique cette mélodie de la langue, une sorte d’écriture avec un accent séduisant. C’est donc avec charme et délicatesse qu’elle nous entraîne dans la ronde triste et complexe de ses pensées.

 Lire Huston c’est accepter une certaine opacité, une brume ambiante, une présence sereine mais pesante. On ressort de là comme après une convalescence dans les ténèbres.

 






Jim Harrison.......

Un faciès à la Bukowski, un œil de verre, l’autre ironique, une chemise à carreaux, il aurait pu faire du cinéma. Mais c’est un poète dans un corps d’ours des montagnes. Heureusement, il est devenu écrivain. Et quel écrivain!



Tous ses bouquins m’ont plu. L’Amérique profonde, les traditions et la culture indiennes, les années 60, des personnages attachants, de l’amour avec un grand A et des paysages à couper le souffle. Des thèmes déjà intéressants, certes, mais cela n’aurait pas suffi à me passionner à ce point, sans le talent de Jim Harrison pour tenir en haleine ou émouvoir.
Le tout est arrosé d’une bonne dose d’érudition et surtout de non-conformisme. A lire absolument. C’est du garantie à vie.


 

Edward Hopper.......

Il est un véritable chroniqueur des mœurs et des changements sociaux aux Etats-Unis au début du XXème siècle.






Ses huiles sur toile, empreintes d’une certaine mélancolie, sont des instantanés de vie où les personnages sont pris en flagrant délit de lassitude ou de tristesse. 







J’admire son coup de pinceau d'une grande douceur et la qualité
« photographique » de ses œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 26 avril 2008
par dilett@nte





J'aime bien les gens en marche. C'est photogénique.



Ca y est, j'ai oublié l'hiver en noir et blanc!









Il n'y a que les fêtes (et le foot) qui rameutent autant de Marseillais.



Les filles vont par trois.
















Les petits vont à dos de parents.


Impossible de les perdre!
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Vendredi 25 avril 2008
par dilett@nte




En 1993, Kouchner, indigné, s‘offusquait:
«Avec la Chine, qui offre ses marchés, on a préféré le commerce aux Droits de l'Homme. Cela s'appelle le réalisme politique. C'est une vue de l'Histoire, mais à court terme. Toute stratégie d'ampleur, toute politique de longue haleine auraient-elles disparu, remplacées par le démarchage commercial?», dans son collectif "Tibet, l’envers du décor".
(http://www.solhimal.org/content/view/1185/150/)

En 90, il recevait le Dalaï Lama, à Paris. En 92, il qualifiait de « coloniale » la situation au Tibet. Et en 96, il commentait la visite officielle en France du Premier ministre chinois Li Peng, en disant: « Se souvient-on que le Tibet est un pays envahi et qu'on y stérilise les femmes ?»



Aujourd’hui, que se passe t-il?

Distribue t-on des lunettes magiques au gouvernement pour voir Pékin d’un œil nouveau?

Intéresse t-on les dirigeants français en actions chinoises?

Les Droits de l’Homme, c’était bon pour une époque révolue?

C’est devenu ringard d’avoir des idéaux, des idées haut? On trouve pas de costard ou de montre qui vont avec?

La Terre est sous surveillance, c’est ça? Et les extra-terrestres font, eux aussi, des affaires avec la Chine?


J’aimerais comprendre.
 
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Jeudi 24 avril 2008
par dilett@nte

Pour la douceur de ce soir d'avril, je m'octroie une petite vidéo tendre.


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Jeudi 24 avril 2008
par dilett@nte

 



Aujourd’hui, j’ai pu à nouveau constater l’étendue de ma faiblesse, mais, aussi, paradoxalement la force que j’en tire.
J’avais prévu (il y a bien des semaines) de peindre les murs du salon. Peintures, rouleaux, scotch de masquage, pinceaux et bâches de protection m’attendent dans un coin et me reprochent, avec plus d’insistance chaque jour, le fait de les ignorer royalement malgré la place qu’ils occupent.




Au réveil, ce jeudi, ma décision fut prise et elle me paraissait irrévocable: j’allais m’y mettre.

Mais, c’était sans compter sur l’arrivée inopinée et tardive du premier vrai soleil de printemps.

J’ai eu le temps de débarrasser la pièce de ses meubles (bon, il y en a très peu, ouf!), entre deux cafés.

Tout à coup, subrepticement, la chanson de la nature est entrée par la fenêtre. C’est un piège à Brigitte, cette mélodie.








Le murmure envoûtant de la brise dans les chênes, la mélopée parfumée des magnolias, des arbres de Judée, la conversation tranquille des bambous japonais et les figuiers chargés de fruits,













le chant odorant du thym, du romarin, des fleurs d’ail, les senteurs ensorcelantes de la roseraie, accompagnés des trissements d’une grive musicienne, des roucoulements des tourterelles amoureuses, les cris perçants des grasses perruches vertes, tout cela s’est ligué contre ma volonté.
Et je n’ai pu résister à ce que je nomme l’appel du coquelicot, une sorte de malédiction qui touche ma famille depuis des générations et qui nous interdit toute vie sociale et professionnelle lorsque l’air est vibrant de soleil, d’insectes, de parfums.



Mon jeudi a donc été bucolique. Si je parle de la force que je peux tirer de ces journées entre parenthèses, c’est parce qu’elles me permettent de ne pas connaître le stress, de recharger mes batteries à moindre frais.

Ce soir, la vaisselle n'est pas faite, les moutons courent sur le plancher, le linge sale joue la pièce montée et le repas du soir est encore virtuel. Mais je vais bien dormir.

Je pense toujours que c’est peut-être mon dernier jour. Alors, le passer à travailler…non, merci.

 

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Dimanche 20 avril 2008
par dilett@nte
La presse chinoise appelle à boycotter les produits français (principalement du luxe et des armes?).

http://actualite.aol.fr/a-la-une/manifestations-pro-chinoises-dans-le-monde-pekin-renouvelle-ses-appels-au-calme/2376196/p-article_cat/article_titre/article_id/article.html










Si les Français faisaient de même avec toutes les importations chinoises (c‘est-à-dire, en gros, tout ce qui est bon marché actuellement), ça ferait un trou bien plus gros dans le porte-monnaie asiatique, que dans le nôtre.










Cependant, je ne suis pour aucune guerre, économique ou pas. Ce sont toujours les plus pauvres qui trinquent dans ces cas-là. Les pauvres de tous bords.

 

 

 

Des manifs pro-chinoises ont eu lieu hier dans de grandes capitales européennes et aux USA.

Et en Chine, ce sont des manifs anti-françaises qui se sont déroulées. Les pro-Tibétains sont-ils des anti-Chinois?


C’est un peu grotesque tout ça, non? Je pense, moi, qu’être contre le gouvernement chinois c’est être du côté des Chinois. Et ce qui est demandé pour les Tibétains -liberté d’expression, respect du patrimoine, des religions, des idées- demandons-le aussi pour les Chinois.

Et puis, tant qu’on y est, faisons un grand rêve: celui de la sagesse humaine.

 

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Samedi 19 avril 2008
par dilett@nte

Une journée, oui, sans Tibet opprimé, sans 11 septembre, sans Monsanto, sans otages, sans prisonnier, sans gaz à effet de serre, sans apocalypse imminente...

"Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir." (R. Radiguet)















Il y a quelque chose qui cloche
sur ce gâteau...(quand on a une bonne vue)









Une simple journée de douceur à la maison peut certainement  changer la face du monde, à la manière de l'effet papillon.
 
 






Je veux me convaincre que mon propre bonheur est important, que c'est en goûtant soi-même qu'on est bon cuisinier.


"De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire." (Cocteau)
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Vendredi 18 avril 2008
par dilett@nte

JO : quand les officiels chinois font la loi à Paris
envoyé par OZAP-COM

Une vidéo qui se passe de commentaires. De toute façon, ça me laisse sans voix.
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Dilett@nte

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