Samedi 27 juin 2009
- Par dilett@nte

C'est un fameux Trois-Mâts...

Vendredi, j'ai eu la chance de monter à bord de ce magnifique navire, qui a fait escale à Marseille.

C'est un bateau-école italien, construit dans les chantiers navals de Castellamarre di Stabia en 1930, et mis à l'eau en 1931.
Il porte le nom du célèbre navigateur italien qui fut le premier à penser que l'Amérique était bel et bien un nouveau continent.

Il possède une surface de voile de plus de 2600 m² et mesure plus de 100m de long.

Sa devise était autrefois:"Pour la patrie et pour le roi", remplacée en 1946 par:"Solides dans la furie des vents et des évènements". Aujourd'hui, afin d'exprimer sa vocation à former des officiers de marine, sa maxime est devenue:"Pas celui qui commence mais celui qui persévère". Enfin tout ça certainement mal traduit...

Afin de garder les traditions, les voiles sont encore en toile de jute, les pointes sont en matière végétale.

Les manoeuvres s'y font toutes manuellement.

Seul l'arbre de trinquette a été changé en 2006.
Mais le mât a été réalisé par des artisans selon la confection d'origine.

A bord, les gentils cadets nous ont accueillis avec le sourire.
Il y en a 120, formés et surveillés par les 278 hommes d'équipage.

Le voilier a déjà fait un tour du Monde et se rend régulièrement dans les plus grands ports.

En plus de la formation des militaires, il joue souvent l'ambassadeur de la culture et l'ingéniérie italienne.

J'aurais bien prolongé mon séjour à bord. Mais ils ont fini par me débarquer.

Comme dit Elsa Triolet: "Il n'y a pas d'endroit où l'on peut respirer plus librement que sur le pont d'un navire."

Un jour viendra où je verrai disparaître progressivement la Bonne Mère dans le sillage d'un navire.
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Vendredi 26 juin 2009
- Par dilett@nte
En ce moment, Marseille gâte les amoureux de la glisse et du vent.
Du 24 au 28 juin se tient la 2ème édition de Massilia Freestyle Cup, sur les plages de Bonneveine.
C'est-à-dire à 200 mètres à vol d'oiseau de voile de chez moi.
J'inviterais bien tous ceux qui habitent loin, mais, malgré le nombre d'amis non-marseillais, on manque cruellement de place pour les loger.
Donc, débrouillez-vous, vous êtes assez grands.


Au programme:


Windsurf



BMX


Skate


Canoë-kayak


Kitesurf


Chute libre


Drague


Bronzette


Papotages
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Samedi 20 juin 2009
- Par dilett@nte
Marine comme celles qui sont exposées en ce moment au Palais des Arts, place Carli à Marseille. C'est toujours la Fondation Regards de Provence qui présente quelques tableaux choisis du XVIII ème au XXème siècle.

Auguste Chabaud. Marins au port. (1930?)

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !

Dominique Van der Burch. Pêcheurs et marchands turcs. (1757)

Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.


Joseph Garibaldi. Le port de la Joliette vu du Pharo. (1898)

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Emile-Othon Friesz. calanque du Mugel à la Ciotat. (1907)

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;

Henry Aurens. Anse de Maldormé fleurie à Marseille. (XXéme)

Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.


Jean-Henry d'Arles. Retour de pêche au soir. (1750?)

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Emile Loubon. Hâlte sous les pins près de Tyr. (1847)

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.

André Lhote. Paysage fauve à l'Estaque. (1909)

- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Louis nattero. Bateau blanc dans le Vieux-Port.(1900?)

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


(Charles Baudelaire. L'invitation au voyage.)

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Vendredi 5 juin 2009
- Par dilett@nte
On sort du métro sur la Canebière et lorsqu'on émerge au soleil, le printemps de Marseille nous donne une grande claque, une de celles qui nous laissent hébétés sur le trottoir.
La lumière, la chaleur, la vie des rues de cette ville nous disent:
Allez! c'est parti pour le premier jour du reste de ta vie!

Un peu sonnés quand même, on prend la direction du Vieux-Port
et on s' installe pour un petit-déj royal à la Samaritaine.

On laisse nos yeux et nos oreilles s'habituer. Les premiers à la clarté aveuglante et les secondes aux palabres sonores des voisins de café.
On peut, en poursuivant son chemin sur le Quai du Port, assister aux préparatifs des régates de l'Audi Cup Med.
Celles-ci se dérouleront en Rade Sud dès le 9 juin. Ce qui veut dire qu'on y assistera peut-être, et aux premières loges, un de ces jours prochains.

On peut se laisser tenter, si on en a les moyens, par la location du
Don du Vent, mais il vaut mieux réserver plusieurs mois à l'avance.

Mais rien ne vaut de flâner le nez en l'air et le Canon à l'oeil.



On peut comme ça aller jusqu'au bout du quai où est amarré le Talia, le bateau de la Fondation Maud Fontenoy.
En longeant les murs du Fort saint-Jean, en pleine rénovation, on traîne un peu malgré les bruits des travaux. Ainsi, on peut s'apercevoir que même le palais du Pharo se refait une beauté.

Et puis, on débouche sur l'esplanade du J4, un grand terrain sale et venteux, qui accueillera (bientôt?) le Mucem, le futur Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

On décide de tenter alors la traversée du désert sous un soleil implacable, pour se réfugier à l'ombre de la Basilique.

Les embûches sont nombreuses car il faut aussi traverser le chantier
Euroméditerranée, le fameux projet qui "va changer Marseille"..

Mais on laisse tout ça derrière soi et on élève son regard sur la  Cathédrale de la Major qui se dresse sur le bleu du ciel, comme un berlingot géant.

On entre...et on fait taire Marseille en refermant la lourde porte.










Une fois fait le plein de silence et de fraîcheur, on peut reparaître au grand jour.

Dehors, dans les rues de Marseille où tout est mouvant
comme dans les eaux du port.

Où tout bouge, où rien ne change.



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Lundi 25 mai 2009
- Par dilett@nte
Dimanche j'ai remonté le temps jusqu'au Moyen Age.
J'ai appris, en fait, la veille, qu'une fête médiévale était organisée à la Penne-sur-Huveaune, une petite commune tout près d'Aubagne. J'y ai vécu quelques années et j'ai pu me rendre compte combien l'endroit est agréable, avec ses collines toutes proches, ses élus sympas (en tout cas, dans les années 80), son école où ma fille apprenait le provençal, et enfin, le dynamisme de toutes ses associations.
Et puis mon appareil photo me démangeait un peu.


Je n'ai pas été déçue. J'ai presque regrétté de ne pas porter un costume.
La place du marché était tapissée de paille et les artisans s'étaient adaptés à l'occasion:


Sabres de bois et couronnes de fleurs.



Chapeaux pour tous (assez indispensable vu le soleil écrasant).



Des saltimbanques, jongleurs, cracheurs de feu, conteurs...
et des chiens plus que patients (regardez derrière le troubadour)


Un forgeron très sympa.


Une écrivaine publique.

Des initiations à la plume,

au tir à l'arc (à bouchon),

au port du casque (qui peut sauver la vie comme chacun sait).




Des barbares et des guerriers très cool.







Et surtout de vaillants pennois qui ont défilé
plusieurs fois dans leur magnifiques atours,  malgré la chaleur écrasante.

N'ayant réservé dans aucune des tavernes présentes, j'ai dû me contenter d'une mauvaise pizza au bar du coin, ce qui, à défaut de me couper l'appêtit, m'a coupé les jambes.
Je suis donc rentrée avant le tournoi des Chevaliers en ayant une pensée pour toutes les photos que je "ratais".

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Jeudi 14 mai 2009
- Par dilett@nte
Giens se situe au point le plus au sud de la Côte d'Azur,
entre Hyères et les Iles d'Or.

Ce qui veut dire, quand on habite Marseille et qu'on a des amis à Toulon, qu'il faut passer chez eux boire le café pour se rendre à la fameuse presqu'île. C'est d'autant plus obligatoire lorsque ils ont un petit jardin super agréable et une carte de randonnée.






Après avoir parcouru les 4 km du double tombolo, avec les marais (exploités pour le sel autrefois) d'un côté, et les plages de sable pour kite-surfeurs de l'autre, on se gare au petit port de la Madrague.





Dès qu'on attaque le sentier qui grimpe vers la falaise, les grès pigmentés de fer sous nos pieds nous confirment qu'on est alors en Provence cristalline, comme on l'a appris tout à l'heure dans le guide.
J'ai rempli bêtement mes poches de cailloux brillants que j'ai fini par jeter au bout d'une heure de marche pour cause de surpoids.



L'endroit est assez magique. A droite du sentier, des verts parsemés de rose,
asphodèles, bruyères, lentisques, des chênes verts et des pins d'Alep. Des grives et des fauvettes à la chasse aux insectes.





A gauche du chemin, c'est l'infiniment bleu à perte de vue, à en rêver d'être un goéland.





Et tout le long en contrebas, des petites criques pour la plongée, du sable et des rochers pour la pause sandwich.







Après 3 heures 30 de marche escarpée, un petit coup de soleil (et une ampoule au talon pour moi), on s'est dit qu'on serait bientôt prêts à affronter les montagnes tibétaines.
Il ne nous reste plus que l'argent pour le voyage à mettre de côté. Autant dire qu'on a largement le temps de s'entraîner.









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Samedi 9 mai 2009
- Par dilett@nte

Marseille. CIDJ Canebière. Mardi 5 mai 2009.

Après un début de semaine de transports en commun et de rendez-vous dans les rues de Marseille, j'ai pu apprécier, dès mercredi, le bonheur d'habiter tout près des plus beaux endroits de la ville.





Marseille. Parc Borély. Mercredi 6 mai 2009.

J'ai humé le printemps de tous mes poumons au parc Borély. C'est un des parcs les plus proches de chez moi, et ça tombe vraiment bien, parce que c'est aussi un des plus agréables, à mon goût.


Je n'ai pas hésité non plus à passer l'après-midi du jeudi au Vallon des Auffes. A l'abri du mistral, j'ai pu voyager à peu de frais à travers la Méditerranée.

Marseille. Vallon des Auffes. Jeudi 7 mai 2009.





Apothéose de la semaine: je pars dans 10 minutes à la presqu'île de Giens, dans le Var.
Je n'ai jamais nié le fait que j'ai de la chance.

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Vendredi 1 mai 2009
- Par dilett@nte
Ce que j'aime dans cette ville c'est le refus de la verticalité, une sorte d'anti-conformisme général.
Même ceux qui ne passent pas par les coffee-shop, peuvent en ressentir les ivresses.



A moins d'être vraiment obligé, on ne stresse pas à Amsterdam.
C'est une règle de savoir-vivre.


Chaque pont nous fait passer d'une époque à une autre.
On peut déambuler en fiacre sur les pavés, en tram sur le bitume, ou en péniche au fil de l'eau.
Dans tous les cas, on finit par se retrouver.


L'osmose est réussie quand le sang d'Amsterdam circule dans nos veines comme dans ses canaux.
Fluide, on devient fluide.
Oui, tout ce fluide ça doit tout de même agir sur le système nerveux des habitants.
A moins que ce soit la légalisation de la nonchalance?

En tout cas, mon biorythme perso y trouve entièrement son compte.


Il faut que je revienne plus souvent y prendre quelques leçons de sagesse urbaine et quelques verres/verts aux terrasses.

Publié dans : Brigitte Bougeotte
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Jeudi 16 avril 2009
- Par dilett@nte
Ras le bol de la fête à la grenouille!
Je sais: la pluie c'est bon pour les nappes phréatiques, les escargots, les fleurs des champs, les champignons, etc.
Mais moi, je ne suis pas tout ça. Moi, je suis...une Marseillaise!
Impossible de remettre la main sur mon vieux parapluie et je n'ai pas d'imperméable.
J'ai cherché à Emmaüs, à Decathlon, et même au supermarché et je n'ai rien trouvé que je puisse décemment enfiler pour affronter les intempéries. En tout cas rien qui ne me transforme en pêcheur breton.
Du coup, je pars la semaine prochaine m'en acheter un à Amsterdam.
On est obligé de faire de ces choses!



Blague mise à part, il me tarde de flâner dans le Jordaan, prendre un café sur Waterlooplein, danser au Paradiso, ouvrir mes fenêtres sur la Rembrandtplein...



Je vais profiter de ces 3 jours (oui, c'est rapide, mais ça suffit pour trouver un joli ciré, non?) pour voir le Van Gogh Museum que je ne connais pas et faire un tour au musée du cannabis (dont la visite se termine obligatoirement dans un cofee-shop!).






Finalement, le temps d'écrire tout ça, le ciel s'est débarrassé de quelques nuages et le soleil (quel timide!) pointe le bout de son...rayon.
Mais c'est trop tard! J'ai déjà pris mes billets pour le pays des tulipes!
Publié dans : Brigitte Boute-en-train
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Lundi 13 avril 2009
- Par dilett@nte
C'est un 12 avril de notre ère qu'est née la personne la plus importante du monde, celle qui manquait à l'univers.
C'était un lundi de Pâques,  et le médecin était encore à table en famille quand on l'a appelé.
Il avait oublié sa serviette autour du cou. Bon, bien sûr, il s'en était aperçu dans la voiture en venant, mais, histoire de rigoler un peu, il l'avait sur lui en guise de preuve. Heureusement que la patiente était une dure à cuire et qu'un accouchement
avec un médecin en pleine digestion pascale ne lui faisait pas peur .
La petite n'a pas pleuré. Elle ne pleurera pas souvent par la suite.
Je suis heureuse et fière d'être sa mère.
Car, depuis qu'elle est là, sa lumière éclaire le monde.
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Mardi 7 avril 2009
- Par dilett@nte
Je ne rate jamais l'occasion de me rendre aux expos du Palais des Arts. J'adore l'ambiance qui y règne. Les oeuvres sont exposées juste au-dessous des anciennes bibliothèques, de grands rayonnages de bois vides et vermoulues. Les plafonds sont tachés d'humidité, les tapisseries et les ornements rongés par le temps, les pierres des escaliers usées et dépolies.





























Tout ça mériterait une grande restauration. J'ai l'impression, pourtant, que le lieu y perdrait en charme.














L'expo Humour et Dérision, elle,  n'a rien de nostalgique. La Fondation Regards de Provence a installé dans ses murs 130 dessins, photos, peintures et vidéos qui ne se prennent pas au sérieux.
Je n'étais pas autorisée à photographier les oeuvres. Voici donc un aperçu de quelques-unes, chipées sur le site de Regards de Provence:
Les "messages" de Ben 


Jeane Derome et ses "portraits alimentaires"

Les instantanés de René Maltête

Les "Miracles" de Fontcuberta

Le surréalisme de Philippe Ramette

Les "ex-voto" de Bellissen

Le reste de cette expo anti-morosité est à voir jusqu'au 3 mai, à la place Carli, à Marseille.

Quelques liens pour aller découvrir certains des artistes exposés:

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Dimanche 5 avril 2009
- Par dilett@nte
Un petit aperçu en quelques photos:













Publié dans : Brigitte Boute-en-train
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Dimanche 29 mars 2009
- Par dilett@nte
Le site de l'association marseillaise: Alternative tibétaine

Quelques clichés de la manifestation du 28 mars:









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Samedi 28 mars 2009
- Par dilett@nte
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Vendredi 27 mars 2009
- Par dilett@nte
Les Marseillais font partie des citadins les plus vernis de notre planète.
Juste après le grand balayage du Mistral, la ville est lumineuse et ses couleurs et ses contours plus nets.
Il y a 15 jours, le vendredi 13 mars, le soleil m'avait donné rendez-vous au Parc Valmer qui domine la Corniche Kennedy.
Promenade marseillaise en 13 photos.


















Publié dans : Brigitte Bougeotte
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Dilett@nte

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