Il ne leur manque donc plus que la parole et des oreilles des tableaux.
Les idées fourmillent, mais passer de celles-ci à l'action, c'est autre chose!
Hier, je n'ai pas fini les murs du salon...mais les chaises sont prêtes à accueillir mes amis légers (oui, elles ne
sont pas très solides).
Deux tons de gris très clairs, une feuille de papier kraft, du plastique pour recouvrir les livres, et trois feuilles de gingko biloba que j'avais fait sécher dans mon dico, qui me sert souvent
d'herbier.
J’ai marché jusqu’à la Maison du Fada, pour me rendre à l’expo de
Gilbert Petit que l’association des habitants de l’unité d’habitation verticale du Corbusier ont organisée.
Lorsque j’étais petite, j’y venais avec ma mère chez un orthopédiste qui fabriquait des semelles. Il habitait un appartement-atelier qui sentait bon le cuir et la colle. J’adorais venir chez lui. J’étais fascinée par la mezzanine qui surplombait et offrait une vue incroyable sur la ville.
Chaque appartement y est unique, et on trouve sur le toit-terrasse du bâtiment, outre une vue exceptionnelle, une école maternelle, un gymnase, une piscine, et même
un théâtre de plein air.
Au milieu des étages, on peut faire les courses dans la superette ou les
petits commerces, et au 4ème étage, un hôtel accueille les gens de passage. Il y a mieux: on peut même dormir chez l’habitant. Bon, pas tous, mais certains le font, avec, je l’imagine,
le mobilier d’origine.
Aujourd’hui, on ravale les façades.
Mais il paraît que tous les équipements fonctionnent encore, plus de 50 ans après.
Ce doit être drôle de vivre dans un monument historique classé.
En tout cas, la Maison du Fada, ça a l’air de convenir aux habitants. J’ai trouvé le témoignage d’une résidente fidèle:
Ce projet, envisagé Bd Michelet, durera de 1947 à 1952 sous la tutelle de 7 ministres de la Reconstruction. Chantier
interrompu, puis repris, enfin en 1952 les appartements sont, pour la plupart, terminés : l’Etat se trouve donc propriétaire de logements qu’il a décidé de vendre !
L’architecture est audacieuse, du béton, des couleurs vives sur les loggias, on parle de mezzanine…En ville, les bruits courent, on lui donnera des noms " Maison du et des Fadas ", la "Droguerie"
; il surprend et les candidats à l’achat ne se pressent pas.
Donc, en juillet-aout 1952, 80 fonctionnaires vont emménager. Qui sont-ils ? de nouveaux Marseillais, venant de partout
en France et des colonies.
Mon mari Pierre, et la future Directrice de l’école, Lilette sont eux des Provençaux nés en Arles ! Pour tous, ces locations solutionnent les problèmes d’installation à Marseille. Pour notre
famille, c’est un rêve réalisé. Nous avions suivi la construction depuis Rive de Giers sur documents et espérions, si Pierre était nommé à Marseille, venir habiter cet immeuble ! Et cela s’est
fait ! De plus, pour tous, il est toujours facile de s’adapter au confort et nous l’avions chez nous : points d’eau multiples, salle de bains, coins toilette et douche spéciale pour enfants
!
En le testant sur des animaux, il observe une certaine agitation chez ceux-ci, sans plus.
Mais cinq ans plus tard, en absorbant par accident (il suppose qu’il s’est frotté les yeux) une infime dose de produit, il connaît son premier mini « voyage » avec malaise, agitation,
puis visions kaléidoscopiques.
Sa curiosité piquée, il tente l’experience, volontairement cette fois. Il absorbe la dose qu’il pense la plus petite pour obtenir des effets et note tout ce qui se passe:
…Je ne pouvais plus parler de manière intelligible qu'au prix d'efforts extrêmes, et demandai à ma laborantine, que j'avais mis au courant de l'expérience, de m'accompagner jusque chez moi. Rien que lors du trajet en vélo [...] mon état prit des proportions inquiétantes. Tout ce qui entrait dans mon champ de vision oscillait et était déformé comme dans un miroir tordu. J'avais également le sentiment de ne pas avancer avec le vélo, alors que mon assistante me raconta plus tard que nous roulions en fait très vite.
…Mon environnement se transforma alors de manière angoissante. [...] les objets familiers prirent des formes grotesques et le plus souvent menaçantes. Ils étaient empreints d'un mouvement constant, animés, comme mus par une agitation intérieure. La voisine [...] n'était plus Madame R. mais une sorcière maléfique et sournoise au visage coloré, etc, etc.
…Des formes fantasmagoriques et bariolées déferlaient sur moi en se transformant à la manière d'un kaléidoscope, s'ouvrant et se refermant en cercles et en spirales, jaillissant en fontaines de couleur, se réorganisant et se croisant, le tout en un flot constant. Je remarquai notamment la façon dont toutes les perceptions acoustiques, telles que le bruit d'une poignée de porte ou celui d'une voiture passant devant la maison, se transformaient en sensations optiques. Chaque son produisait une image animée de forme et de couleur correspondante.
On s’est aperçus plus tard qu’il avait pris une dose au moins 4 fois plus importante qu’une dose considérée « normale » aujourd’hui.
Malgré ses séances sous psychotropes, il a continué ses recherches, notamment sur les champignons hallucinogènes. Il estimait que, dans un but thérapeutique, ces substances étaient vouées au succès.
Je ne sais pas s’il se doutait qu’elles seraient plutôt utilisées comme des drogues et interdites dès la fin des années 60.
Il meurt à 102 ans, en pleine forme. Il y a de quoi se poser des questions!
ENTRACTE
Lorsque j’étais plus jeune, avec P, mon meilleur ami, nous faisions des quiches que nous allions vendre aux sorties de concerts. Nous avions un panneau avec notre « marque de fabrique ». Il y était écrit: Les quiches à Lucie, et dessous: Lucie qui? Lucie Nogène!
Nous vendions donc des quiches à Lucie Nogène. Certains ont en ressenti les effets toute la nuit.
Bien sûr, la démarche de Leary est bien plus « ludique », mais aussi plus mystique.
Tout a commencé au Mexique, alors qu’il était étudiant. Il découvre les effets de la psilocybe et décide de consacrer ses recherches sur certains psychotropes, dont le LSD.
Il observe alors, outre les bienfaits sur l’alcoolisme, la criminalité ou la psychiatrie, une série d’expériences mystiques ou spirituelles qui vont l’inciter à étudier ce qu’il appelle l’expansion de conscience.
Il fera de sa vie un grand « laboratoire », vivant à l’écart dans un grand manoir avec ses amis et sa
famille et aura de sérieux ennuis avec la justice. Il sera considéré pendant un temps l’homme le plus dangereux des Etats-Unis et fera plusieurs années de prison, avant de s’évader. Réfugié en
Algérie avec sa femme, puis en Suisse, il voyage tout de même et se fait arrêter en Afghanistan.
Timothy est dans les chansons, il devient une star, une référence pour le mouvement hippy. Une sacrée époque, quand même!
Rentré aux USA, il écrit plusieurs ouvrages, assez occultes, ayant trait à cette fameuse ouverture de conscience. Il la retrouvera aussi dans le Livre des Morts Tibétain, et s’en inspirera pour
écrire A psychedelic Manual.
Il est mort en faisant filmer son agonie, en répétant « Why not? »
Pourquoi pas?
NOTE IMPORTANTE
Loin de moi l’idée, à travers ce post, de prôner l’usage des drogues, quelles qu’elles soient.
Cependant, je ne suis pas pour les interdictions de ce genre. Surtout quand on voit les méfaits de certains produits tout à fait licites: alcool, tabac, pétrole, centrales nucléaires, hypermarchés, OGM, portables…
Allez, bonne soirée quand même!
Une journée où on n’a pas ri est une journée perdue.
(Voltaire)
Il paraît qu'on ne rigole pas assez.
Rire, c'est bon pour plein de choses, les poumons, le coeur et les artères, la tension et l'équilibre nerveux. Ca libère des endorphines dans tout le corps, ça défoule et ça détend.
Le rire est le propre de l’homme, le savon aussi. (Pholippe Geluck)
Je ne suis pas convaincue que le rire soit le propre de l’homme. L’humour, peut-être, mais pas le rire. J’ai lu que c’est inné chez l'espèce humaine. Cela aurait un
rôle social.
Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter. (Raymond Devos)
Moi, je suis une pince-sans-rire comme on dit. J’éclate très très rarement. Je glousse un peu, quelquefois, toujours discrètement. Mon rire est mesquin, trop petit,
par rapport à ce que je ressens vraiment. Parce qu’en plus j’adore ça, mais je ne sais pas le faire à gorge déployée. Ca me manque!
Je ne pense pas qu’on rit parce qu’on est heureux, mais je pense que rire rend joyeux. Et c’est déjà pas mal.
Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri. (La bruyère)
J'admire littéralement ceux qui rient facilement, ceux qui voient le côté drôle des
choses, même les plus môches, ceux qui gardent leur humour en toutes circonstances.
J'aimerais atteindre une telle sagesse.
J'y travaille sérieusement.

Ben harper.......
Sa musique me fait souvent penser à Hendrix, mais aussi à Marley, pimentée de funk, de soul ou de gospell. Enfin, un registre relativement assez varié et coloré pour plaire à beaucoup.
Jacqueline Harpman.......
J’ai adoré partager les interrogations de cette jeune fille enfermée avec ses congénères, quelque part sur une Terre
dévastée, par on ne sait quelle catastrophe. J’ai été fascinée, comme elle, par sa découverte du monde et sa « cavale ».
Les romans suivants sont plus ou moins de la même veine, légèrement dérangeants, révélant une fine analyste de
l’humanité.
http://www.seniorplanet.fr/mag/jacqueline-harpman-ou-la-double-passion.8768.html
Nancy Huston.......
Jim Harrison.......
Edward Hopper.......
En 90, il recevait le Dalaï Lama, à Paris. En 92, il qualifiait de « coloniale » la situation au Tibet. Et en
96, il commentait la visite officielle en France du Premier ministre chinois Li Peng, en disant: « Se souvient-on que le Tibet est un pays envahi et qu'on
y stérilise les femmes ?»
Distribue t-on des lunettes magiques au gouvernement pour voir Pékin d’un œil nouveau?
Intéresse t-on les dirigeants français en actions chinoises?
Les Droits de l’Homme, c’était bon pour une époque révolue?
C’est devenu ringard d’avoir des idéaux, des idées haut? On trouve pas de costard ou de montre qui vont avec?
La Terre est sous surveillance, c’est ça? Et les extra-terrestres font, eux aussi, des affaires avec la Chine?
Pour la douceur de ce soir d'avril, je m'octroie une petite vidéo tendre.
Au réveil, ce jeudi, ma décision fut prise et elle me paraissait irrévocable: j’allais m’y mettre.
Mais, c’était sans compter sur l’arrivée inopinée et tardive du premier vrai soleil de printemps.
Tout à coup, subrepticement, la chanson de la nature est entrée par la fenêtre. C’est un piège à Brigitte, cette
mélodie.
Le murmure envoûtant de la brise dans les chênes, la mélopée parfumée des magnolias, des arbres de Judée, la conversation tranquille des bambous japonais et les figuiers chargés de fruits,
Mon jeudi a donc été bucolique. Si je parle de la force que je peux tirer de ces journées entre parenthèses, c’est parce qu’elles me permettent de ne pas connaître
le stress, de recharger mes batteries à moindre frais.
Je pense toujours que c’est peut-être mon dernier jour. Alors, le passer à travailler…non, merci.
Cependant, je ne suis pour aucune guerre, économique ou pas. Ce sont toujours les plus pauvres qui trinquent dans ces cas-là. Les pauvres de tous bords.
Des manifs pro-chinoises ont eu lieu hier dans de grandes capitales européennes et aux USA.
Et en Chine, ce sont des manifs anti-françaises qui se sont déroulées. Les pro-Tibétains sont-ils des
anti-Chinois?
C’est un peu grotesque tout ça, non? Je pense, moi, qu’être contre le gouvernement chinois c’est être du côté des Chinois. Et ce qui est demandé pour les Tibétains -liberté d’expression, respect
du patrimoine, des religions, des idées- demandons-le aussi pour les Chinois.
Vos remarques avisées